Il y avait du beau monde sur la place d’armes de la caserne Général Maurice Guillaudot, à Rennes, ce mardi 29 septembre. Autour du général de corps d’armée Jean-Luc Villeminey, commandant de la région de gendarmerie de Bretagne, avaient notamment pris place la préfète Emmanuelle Dubée, le procureur de la République Frédéric Teillet, le président du conseil départemental Jean-Luc Chenut et la maire de Rennes Nathalie Appéré, au lendemain d’un conseil municipal particulièrement tardif.
Ce rendez-vous valait bien cette réunion de personnalités civiles, judiciaires et militaires. Le colonel David Bolze prenait officiellement le commandement du groupement de gendarmerie départementale d’Ille-et-Vilaine. Dans la cour de la caserne, la cérémonie militaire s’est déroulée au cordeau. Marseillaise, drapeaux, garde-à-vous, troupes impeccablement alignées : le cérémonial offrait l’image d’une institution attachée à la continuité de l’État, à la transmission du commandement et à la permanence du service. Ici, pas de long discours ni d’effets de manche : les gestes, les ordres et les symboles suffisaient amplement.
La cérémonie fut également l’occasion de mettre à l’honneur plusieurs militaires. Le général Jean-Luc Villeminey a décoré la colonelle Marie-Laure Pezant, commandant le groupement de gendarmerie départementale du Morbihan, faite chevalier de la Légion d’honneur. Plusieurs militaires de Châteaugiron ont également été distingués. Le gendarme Cyriac Ceyssel a reçu la médaille de la Gendarmerie nationale avec étoile de bronze. L’adjudant Ted Ramier et le gendarme Pierre Gardebled se sont vu remettre la médaille d’or de la Défense nationale avec étoile de bronze. Même distinction pour l’adjudant-chef Pascal Feuildet, du PSIG de Rennes, ainsi que pour le gendarme Paul D’Antonio, de la brigade territoriale autonome de Betton.
Enfin, la préfète Emmanuelle Dubée a remis au gendarme adjoint volontaire Erwan Lemetayer, du peloton motorisé de Fougères, la médaille de bronze d’honneur pour acte de courage et de dévouement. Entre prise de commandement et décorations, la matinée aura fut l’occasion d’une cérémonie très codifiée, presque immuable, pour marquer officiellement un temps républicain.


