« Je suis d’accord, j’ai dit des noms d’oiseaux. Mais c’est tout », déclare l’homme de 38 ans à la barre du tribunal. Sauf que ces oiseaux-là ne sont pas répertoriés dans les guides ornithologiques.
Mercredi 12 août, un équipage de la police nationale est appelé en gare de Rennes. À l’intérieur, puis sur le parvis, un homme très alcoolisé importune les passants. À l’arrivée de la patrouille, l’individu a déjà été interpellé par la police ferroviaire. Mais il ne se laisse pas faire.
Il insulte, il se débat, il frappe. Enfin, il menace. Et de mort. « Je vais te mettre une balle », lance-t-il à un fonctionnaire de police avant de promettre à une agente de la gare de lui couper la tête.
« Je vais les lui donner, ses 150 balles »
S’il reconnaît une partie des faits lors de son audience, il les minimise. « Pendant la fouille, il m’a touché les testicules. Ça ne m’a pas plu. » Concernant les coups qu’il aurait portés aux policiers, il nuance : « Je me suis défendu, j’ai pas tapé. »
Frôlant un nouvel outrage, il ajoute : « Ce policier, il ne veut que des dommages et intérêts. S’il faut lui payer 150 balles, on lui payer. Et si à chaque fois qu’il se fait insulter, il vient demander de l’argent au tribunal, il va prendre sa retraite très vite ! »
Face à ses 24 condamnations au casier judiciaire, la juge a du mal à croire à la version du prévenu. « Mettez-moi une peine et qu’on en finisse. Comme ça je la purge et après on me laisse tranquille… » lui assène-t-il.
Le tribunal l’a condamné à 12 mois de prison ferme avec incarcération immédiate. « Je connais la chanson », a-t-il glissé avant d’être évacué par son escorte.


