Un an après sa précédente demande, un homme de 25 ans demandait hier sa remise en liberté. La chambre de l’instruction l’a rejetée ce matin et ordonne son maintien en détention. Si lui se considère comme un petit maillon du trafic de drogue dans le quartier des Gayeulles à Rennes, la justice reste persuadée que son grade est bien plus important.
Le 17 juin 2025, la Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Rennes démantelait un vaste réseau de trafic de stupéfiants aux Gayeulles. Quinze personnes étaient alors arrêtées, dont huit finalement incarcérées, après 9 mois d’enquête sans répit de la part des 116 militaires engagés dans l’opération.
Au cours de l’opération, 50 kilos de résine, 7 kilos d’herbe de cannabis et 2 kilos de cocaïne avaient été découverts en même temps que 9 armes à feu, 350 paquets de cigarettes de contrebande, 13 paquets de tabac à rouler, 34000 euros en liquide et 11 véhicules. Il est fort à parier que cette saisie n’était que la partie émergée de l’iceberg, comme le laissait à penser le procureur de la République Frédéric Teillet : « Les approvisionnements étaient réguliers et conséquents. »
Lieutenant ou sous-fifre ?
« Il est tout en bas de l’organigramme » assure l’avocat du prévenu, qui demandait sa remise en liberté. « Il est au contraire haut placé dans la hiérarchie, c’est le gestionnaire attitré d’un point de deal. C’est un donneur d’ordre », répond le ministère public. Les enquêteurs estiment à au moins une vingtaine le nombre de clients dépendant des services de l’individu. Chaque jour, son réseau aurait alimenté entre 50 et 80 transactions sur le secteur Gayeulles-Maurepas.


