Le sommet Choose France 2025 a permis de débloquer 110 millions d’euros d’investissements au bénéfice de Schneider Electric, le poids lourd français du matériel électrique. Ce vendredi 31 juillet, la direction du groupe a organisé une visite officielle de l’usine de Chartres-de-Bretagne pour annoncer son extension. « Aujourd’hui le numérique et l’intelligence artificielle vont façonner l’industrie de demain », a annoncé le maire de Chartres-de-Bretagne, David Le Borgne. « La Bretagne est prête à prendre toute sa part dans cette nouvelle dynamique, au service de la France. »
L’annonce de l’extension de l’usine se situe au croisement d’enjeux majeurs pour les autorités françaises. « Nos clients sont les infrastructures critiques, les hôpitaux, les industries, les datacenters, le nucléaire et la défense. Soit pratiquement tous les secteurs stratégiques» , a expliqué le directeur du site, Julien Goudon. Devant lui et Aymeric Renaud, le président de Schneider Electric France, une foule d’officiels étaient présents pour marquer le coup, notamment la nouvelle préfète Emmanuelle Dubée, le président de région Loïc Chesnais-Girard, la ministre de l’Aménagement du territoire Françoise Gatel, et deux ministres délégués (Sébastien Martin pour l’Industrie, Anne Le Hénanff pour l’IA et le Numérique). Une occasion rêvée pour annoncer la signature d’un accord entre Schneider Electric et le spécialiste de l’intelligence artificielle, Eclairion.
Construite en 1961, l’usine va passer « de 8000 à 13 000 mètres carrés, d’une production annuelle de 1800 à 3500 colonnes électriques, et de 300 à 360 emplois ». Elle permettra notamment de recruter des câbleurs et des techniciens d’essais, a poursuivi Julien Goudon. Pour compléter ses effectifs, Schneider Electric mise sur la jeunesse. « On a des partenariats avec les lycées aux alentours, pour montrer aux lycéens ce qu’on fait et leur donner envie de faire notre travail » indique Stéphane Potier, monteur-câbleur à Schneider Electric depuis 2000. « On collabore aussi avec des centres de formation comme l’UIMM ou l’AFPA. » A voir si les promesses se concrétiseront par des embauches.



