Le bras de fer se poursuit entre les assistants d’éducation (AED) du lycée Bréquigny, à Rennes, et le rectorat. En grève reconductible depuis le 6 juillet pour obtenir le renouvellement du contrat d’un collègue, les personnels ont annoncé, à l’issue d’une assemblée générale organisée ce jeudi 9 juillet, qu’ils poursuivaient leur mobilisation. Soutenus par les syndicats SNFOLC 35, Sud Éducation et CGT Éduc’action, ils affirment n’avoir obtenu « aucune réponse » du rectorat.
Plus d’une cinquantaine de personnes se sont rassemblées mercredi devant le rectorat. À cette occasion, plusieurs équipes de vie scolaire d’autres établissements ont pris la parole. « Partout les constats sont les mêmes : gestion managériale, des équipes de direction qui se défaussent de leurs responsabilités, une prise en charge catastrophique de la canicule. Bref, des AED à bout de souffle », dénoncent-ils. Reçus ensuite par des représentants du rectorat, mais sans la rectrice, l’entretien aurait été marqué par « la langue de bois ». « L’administration nous maintient dans le brouillard. Elle évoque une prétendue « souplesse » laissée aux chefs d’établissement dans la constitution de leurs équipes, laissant leur collègue sans solution ».
Au-delà du seul cas de Bréquigny, leur mouvement met en lumière un malaise plus profond. « Il a démontré que le mal-être et les dysfonctionnements ne sont pas exclusifs à notre établissement ou au métier d’AED et plusieurs vies scolaires ont déjà rejoint notre combat », expliquent-ils. Les personnels annoncent vouloir « travailler tout l’été à coordonner toutes ces situations afin d’amplifier la mobilisation dès la rentrée. Tant que notre collègue ne sera pas renouvelé, nous faisons la promesse solennelle que la rentrée ne se déroulera pas comme prévue », préviennent-ils.


