Elles avancent en file indienne, bien alignées, presque comme dans une soirée de mariage quand démarre la chenille. Sauf qu’ici, mieux vaut éviter de se joindre à la danse. Dans un communiqué publié ce lundi, l’Agence régionale de santé de Bretagne appelle à la vigilance face au retour des chenilles processionnaires, ces petites bêtes velues qui, malgré leur allure presque disciplinée, peuvent provoquer de sérieuses démangeaisons et désagréments.
Car sous leurs airs de joyeux défilé printanier, les processionnaires cachent une arme redoutable : des poils urticants capables de provoquer irritations, réactions allergiques, troubles respiratoires ou oculaires, tant chez l’humain que chez les animaux domestiques. Qui plus est, le danger ne se limite pas à un simple contact : leurs poils peuvent être transportés par le vent. En clair, mieux vaut admirer la chorégraphie à distance respectable.
L’ARS recommande donc d’éviter de s’approcher des chenilles ou des nids, de ne surtout pas les manipuler, de tenir les enfants éloignés des zones concernées et de surveiller particulièrement les chiens, parfois tentés de flairer un peu trop près cette étrange parade en rang serré. En cas de contact, les autorités sanitaires conseillent de laver soigneusement les zones exposées et de consulter un professionnel de santé en cas de symptômes persistants ou importants. Même refrain pour les animaux : direction le vétérinaire sans tarder en cas de doute. Car si la chenille aime avancer en chaîne, mieux vaut, cette fois, éviter de lui emboîter le pas…Photo d’illustration.


