On avait quitté le tonitruant et virevoltant Sam Sauvage, encore sur un petit nuage. En ce jeudi soir, on enquillait, les yeux fatigués par une semaine déjà très festive, avec Charlie Winston, ce singulier chanteur londonien. Ce 9 avril, il montait sur scène au milieu de sa bande de musiciens François Lasserre, Louis Sommer et Noé Benit devant un parterre de festivaliers au look étudié.
Vêtu d’un tee-shirt vintage sorti tout droit d’une armoire d’un adolescent boutonneux des années 80, Charlie entamait un show millimétré. Il produisait un pur bonheur de pop et un concert délicieusement rock. « J’arrive du sud de France où j’étais en concert », osait-il dans un français parfait mais aux accents so British. « Je retrouve ici mon climat », ajoutait-il dans un grand sourire.
L’ambiance était donnée. Le contact était noué entre l’héritier de Cat Stevens et le public breton. Sur scène, Charlie, à la voix légèrement rocailleuse, s’encanallait dans un « air guitare » surréaliste. Sur les planches, il devenait parfois beatboxer, devant un public charmé par son côté Philippe Caverivière (humoriste français).
Mais plus encore, l’auteur de l’album Love Isn’t Easy enflammait les foules par ses solos de trompette, au piano ou encore à la guitare. Cet homme savait tout faire. Il nous quittait avec Like a Hobo, entonné par des centaines de voix. On était dans un western rock, mâtiné de pop anglaise. Un régal, une douceur printanière à l’image des roses qu’il a offertes au public. Mythos se poursuit ce soir. Pour en savoir plus : https://charliewinston.com/


