La propriĂ©taire d’un « garage » situĂ© rue Jean-Marie-Duhamel, dans le centre-ville de Rennes (Ille-et-Vilaine), a demandĂ© ce vendredi 27 fĂ©vrier 2026 au tribunal administratif de Rennes d’annuler le refus de la maire de lui dĂ©livrer un « badge » pour accĂ©der Ă cette rue piĂ©tonne avec son vĂ©hicule.
« Marie-NoĂ«lle est en fait propriĂ©taire en « indivision » avec son frère d’un « garage » situĂ© dans cette rue », a commencĂ© par resituer le rapporteur public lors de l’audience avant de prononcer ses conclusions. La portion de cette rue dans laquelle se situe le garage – entre la gare et le Théâtre national de Bretagne (TNB) – est prĂ©cisĂ©ment classĂ©e en « secteur piĂ©tonnier » par un arrĂŞtĂ© municipal du 24 juin 2022 : seuls les riverains qui y disposent d’un emplacement de « stationnement privé » sont donc autorisĂ©s Ă y accĂ©der avec leur vĂ©hicule.Â
Pour cela, ils doivent demander Ă la mairie un « badge » qui permet d’abaisser les « bornes escamotables » Ă chaque entrĂ©e de la rue. Dans ces conditions, la maire (PS) de Rennes Nathalie AppĂ©rĂ© avait dĂ©livrĂ© Ă Marie-NoĂ«lle et Ă son frère un seul badge pour deux. Mais cette patronne d’une boutique de vĂŞtements du centre commercial Grand Quartier, Ă Saint-GrĂ©goire, en avait rĂ©clamĂ© un deuxième : cela lui semblait notamment plus « commode » car le badge qu’elle possĂ©dait ne « fonctionne pas toujours ».
La maire dit « non ». La riveraine persiste
La maire de Rennes avait cependant refusĂ© de faire droit Ă sa demande le 19 janvier 2023 : Marie-NoĂ«lle voulait donc que le tribunal « annule » cette dĂ©cision. « Reste que l’arrĂŞtĂ© municipal qui rĂ©glemente le stationnement dans les rues piĂ©tonnes n’autorise explicitement qu’un seul badge par emplacement », a rappelĂ© lors de l’audience le rapporteur public.Â
« Surtout, rien n’empĂŞche Marie-NoĂ«lle – qui n’Ă©tait ni prĂ©sente ni reprĂ©sentĂ©e par un avocat Ă l’audience – de rĂ©aliser « à ses frais » une « copie » du badge qu’elle possède dĂ©jà  », a fait observer le magistrat. Au bout du compte, Nathalie AppĂ©rĂ© n’Ă©tait pas tenue d’accorder une « faveur » Ă la propriĂ©taire et son refus est « pleinement justifié ».
Le rapporteur public – dont les avis sont souvent suivis par les juges – a donc prĂ©conisĂ© le « rejet » de la requĂŞte. Le tribunal administratif de Rennes, qui a mis sa dĂ©cision en dĂ©libĂ©rĂ©, rendra son jugement dans une quinzaine de jours.
RB et GF (PressPepper).Â


