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vendredi 1 mai 2026
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QUELS SONT LES GRANDS CHANTIERS DE L’ÉCOLE POUR 2025 ?

Alors que les enseignants préparent aujourd’hui leur rentrée scolaire, Hélène Insel, Rectrice de la région académique de Bretagne, dressait le tableau des chantiers 2025 pour l’Éducation nationale.

« Même si la rentrée est un moment symbolique, pour nous c’est une continuité dans le travail qui se fait d’une rentrée à l’autre », a introduit Hélène Insel, Rectrice de la région académique de Bretagne avant de présenter les grands axes 2025 pour les écoles de la région, et plus précisément de l’Académie de Rennes. « Je suis arrivée en Bretagne fin mars 2025, et ai été ravie de découvrir la valeur très forte attachée à l’école dans la région. Il y a en Bretagne une vraie culture du ‘porter vers le haut’, à la fois dans le réseau public que dans les écoles privées. »

  • Baisse démographique

« Nous avons le temps de nous préparer », a rassuré la Rectrice d’entrée de jeu, mais force est de constater qu’une baisse de la démographie va impacter d’ici quelques années les effectifs scolaires. « Cela s’observe aujourd’hui dans le premier degré (maternelle et élémentaire) et aura donc des répercussions sur les collèges et les lycées », a indiqué Hélène Insel. La rentrée 2025 dans l’académie compte 560.000 élèves : c’est une baisse de 6500 têtes blondes par rapport à l’an passé. 
« Nous travaillons dès à présent pour anticiper ce phénomène, et veiller à ce que cette baisse n’impacte pas les filières et les apprentissages » a assuré la Rectrice.

  • Assurer la réussite de tous les élèves

« Notre académie est une bonne élève, et ses statistiques sont même au-dessus des scores nationaux », s’est félicitée Hélène Insel qui pour autant ne souhaite pas se reposer sur ses lauriers : « C’est souvent quand la grande majorité va bien qu’on ne voit pas assez ceux qui sont en difficulté », a-t-elle précisé voulant ainsi lutter contre les classes à deux vitesses. « Il est de notre devoir de repérer ceux qui parfois s’arrêtent sur le côté, et de leur donner la capacité à s’ouvrir sur le monde des possibles ».

  • Égalité filles-garçons

Au-delà de lutter contre les inégalités sociales ou territoriales, l’Académie de Rennes veut combattre les stéréotypes au sein même de la formation. « Dans les lycées professionnels, trop de métiers sont catalogués. On voit que les jeunes filles n’osent pas aller vers les filières scientifiques, techniques ou dans l’ingénierie. Tout comme on regrette davantage de présence masculine dans les filières liées à l’enfance par exemple. Et cela se traduit ensuite dans la vie professionnelle », a illustré Hélène Insel. Même en 2025, les clichés ont la peau dure.

  • Protéger les élèves et les personnels

« Certes, les résultats aux examens sont bons, voire excellents en Bretagne. Mais les études le prouvent : les adolescents ne vont pas bien », a reconnu la Rectrice. « La réussite passe aussi par un cadre serein, et la santé mentale sera notre priorité », a-t-elle promis en faisant écho à la grande cause nationale 2025. Cela induit un renfort des services pour accompagner les équipes au quotidien, un travail plus poussé avec l’Agence régionale de Santé (ARS), une meilleure concertation avec les parents et une lutte contre l’usage excessif des outils numériques. « L’usage du téléphone portable est interdit dans l’enceinte scolaire depuis 2018. Il va falloir mettre des choses en place pour que cette interdiction soit effective et respectée », a -doucement- tapé du poing sur la table Hélène Insel qui ne veut pas de réseaux sociaux à l’école.

  • L’école « pour tous »

On parlait jusque là d’école « inclusive », c’est le terme « école pour tous » que la Rectrice d’Académie a préféré employer. Une nouveauté majeure sera la mise en place de Pôles d’appui à la scolarité (PAS). Ces pôles, qui remplacent les anciens Pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) seront implantés dans 27 zones d’Ille et Vilaine, Côtes d’Armor et Finistère et dans tout le Morbihan. « Il s’agira d’un lieu de travail commun entre l’Éducation nationale et le monde du médico social qui nous permettra de trouver des solutions au cas par cas, prioritaires et adaptées aux élèves en situation de handicap ou reconnus comme nécessitant une aide particulière », a expliqué Hélène Insel qui ne promet pas de nouveaux auxiliaires dans les classes, assurant que « Le nombre d’AESH a été multiplié par douze en quinze ans. Mettre trop d’adultes aidants dans les classes n’est pas la solution. » Le nouveau PAS devrait selon elle permettre de mettre fin aux « listes d’attente interminables » qui ne dressent pas de priorités et conduisent parfois un enfant à ne pas bénéficier d’aide lorsqu’il en a réellement besoin.

  • Le diplôme du Brevet modfié

La part du contrôle continu dans la note du Brevet des Collèges (DNB) passera de 50% à 40%. « Cela afin de mieux valoriser le diplôme« , explique la Rectrice qui admet que le taux de réussite pourrait ainsi être légèrement diminué.
« Néanmoins, il ne sera plus nécessaire d’obtenir le Brevet pour passer en Seconde », précise-t-elle. « Dans ce cas, un parcours renforcé sera proposé aux élèves afin de mieux les accompagner au lycée et éviter des situations d’échec scolaire. »

  • Devenir professeur des écoles : une licence pour se préparer

Dès la rentrée 2026, les bacheliers pourront suivre une nouvelle licence « Professorat des écoles » (LPE). Cette formation spécifique au métier préparera dans de meilleures conditions au nouveau concours de recrutement de professeur des écoles (CRPE), désormais positionné en fin de licence.
Une fois la licence obtenue, un Master sera toujours obligatoire pour travailler dans l’Éducation nationale. La première année (Master1), les apprentis professeurs seront nommés et affectés en qualité d’élèves fonctionnaires en académie et rémunérés environ 1 400 € nets par mois.
La deuxième année (Master2), ils seront fonctionnaires stagiaires. Leur rémunération sera d’environ 1 800 € nets mensuels.
À l’issue de cette formation initiale et donc de l’obtention d’un master, ils seront titularisés dans leur corps de recrutement. Ils devront s’engager à servir pendant 4 ans dans la fonction publique.

Tous les points détaillés du plan « L’école, notre avenir » du gouvernement sont à découvrir sur le site de l’Éducation nationale.

Julien Moreau
Julien Moreau
Julien Moreau est journaliste de presse locale et chroniqueur judiciaire. Diplômé d'école de journalisme en 2008, il a depuis été reporter pour les rédactions du Parisien-Aujourd'hui en France, Ouest France et le Télégramme. Il a également collaboré avec la presse nationale (Le Canard Enchaîné, Le Nouvel Obs, 60 millions de consommateurs et Canal+) comme correspondant justice et politique.

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