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D’après plusieurs témoignages ainsi que des constatations faites sur place, la rédaction de Rennes Infos Autrement est en mesure d’affirmer qua la victime découverte calcinée à la Chapelle d’Erbrée samedi matin aurait en fait été tuée à Argentré du Plessis, puis déplacée et brûlée dans la commune voisine.
L’information vient de nous être confirmée par le procureur de la République de Rennes.
Quelques heures seulement après la découverte d’un corps calciné proche du plan d’eau de la Chapelle d’Erbrée, les enquêteurs de la brigade Vitré installaient un périmètre autour du parking de l’église d’Argentré. Devant l’édifice, les gendarmes faisaient des relevés de ce qui ressemblait à plusieurs mares de sang encore fraîches.
« Les faits ont effectivement débuté sur ce parking », nous confirme le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet.
Relevé d’empreintes et rues bloquées
« A 13h30, ce samedi, deux voitures de gendarmes bloquaient les accès à l’église. J’ai pu voir, en passant à pieds, que les militaires avaient installé des rubalises jaunes interdisant l’accès et disposaient des plots numérotés, proche de plusieurs flaques de sang », témoigne une habitante d’Argentré qui a contacté la rédaction de Rennes Infos Autrement. « Je les ai ensuite vus remonter les rues, comme s’ils faisaient une enquête de voisinage », ajoute-t-elle.
Des traces de sang et de pneus
Sur le petit parking de l’église d’Argentré du Plessis, une mare d’hémoglobine séchée était encore visible aujourd’hui. A ses côtés, plusieurs traces de pneus de grosse dimension laissent supposer à un freinage d’urgence, ou une arrivée de véhicule à vive allure. « J’ai aussi vu les gendarmes samedi. J’ai laissé traîner une oreille. C’est lié au cadavre retrouvé à la Chapelle d’Erbrée », murmure un client de restaurant situé juste en face. « On est dans un monde de cinglés. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais tout ce sang et ces forces de l’ordre, sur notre petit parking, ça faisait froid dans le dos », glisse un autre riverain revenu sur place avec une amie pour lui montrer les traces au sol. En terrasse, à l’ombre des arbres ou devant la poste, tous en viennent à parler du fait divers morbide de ce week-end. « Mais qui a pu faire ça. Et surtout pourquoi ? » se questionne un ouvrier en pause casse-croûte à quelques mètres de la scène.
Deux suspects en garde à vue
Dimanche soir, le procureur de la République Frédéric Teillet indiquait que « Les investigations ont permis l’identification et l’interpellation d’un premier suspect âgé de 37 ans » peu de temps après que l’enquête pour « meurtre aggravé » n’ait débutée. L’enquête de voisinage de samedi ayant donc porté ses fruits très rapidement. Un second homme, âgé de 70 ans, a quant à lui été arrêté puis placé en garde à vue le lendemain. S’ils s’avéraient être impliqués, le scénario d’une bagarre, ou d’un accident mortel maquillé serait le plus plausible.



