« On essaie de ne pas faire comme les autres… », confiait récemment Christelle Janin à Actu Toulouse. Derrière ce principe, il y a sans doute un état d’esprit forgé en Bretagne, à Quimper, et cultivé depuis plus de dix ans dans le Tarn. François Janin, artisan boulanger et fier Breton, s’y est installé avec sa famille en 2012. Aujourd’hui, sa Maison est l’une des références de la boulangerie dans le Sud-Ouest… et un pont gourmand entre Armorique et Occitanie.
À Albi, difficile de rater la belle devanture art déco de la Maison Janin, avec son contour en tesselles et ses portes en bois mouluré. On dirait presque le travail du mosaïste rennais, Odorico ! Derrière la façade, le boulanger propose des pains aux croûtes dorées, des viennoiseries impeccables… et un kouign-amann qui rappelle d’où vient le patron. « Les gens savent ce qu’ils cherchent, ici, qu’il s’agisse d’une baguette de tradition française, d’un pain aux céréales, ou du poumpet, cette spécialité locale à la fleur d’oranger! », explique encore Christelle Janin (Actu Toulouse),
En 2012, François Janin a rachèté un fonds de commerce trouvé sur Le Bon Coin. Deux ans plus tard, il est propulsé sur le devant de la scène en participant à l’émission La Meilleure Boulangerie de France sur M6. Séduits par « l’originalité des produits et la gamme de pains très bien travaillés », les jurés Bruno Cormerais et Gontran Cherrier lui décernent le titre de meilleure boulangerie de Midi-Pyrénées, puis une place en finale nationale.
Depuis, la Maison Janin a ouvert à Giroussens, Bruguières, Couffouleux (avec un commerce 100 % bio) et Albi, avant de franchir un pas supplémentaire en 2022 : s’installer à Toulouse, rue Arnaud Bernard, dans un quartier en pleine mutation. Chaque matin, les recettes sortent du laboratoire central de Couffouleux et sont livrées dans les six boutiques, assurant fraîcheur et régularité. Pour François Janin, la Bretagne est assurément présente dans ce kouign-amann qui n’a pas à rougir face aux versions quimpéroises. La « saga Janin » prouve qu’on peut quitter la mer sans perdre son cap… à condition d’avoir de la farine, du beurre et beaucoup de passion.



