SÉRIE D’ÉTÉ. Jusqu’à la fin du mois d’août, Rennes Infos Autrement vous propose une balade à travers le nom des rues. Anecdotes, Histoire, patrimoine : que se cache derrière l’odonymie rennaise ?
Aujourd’hui, direction la Place des Lices… qui n’a pas toujours senti bon la galette-saucisse.
« Lices ». Le nom évoque les tournois de chevaliers, du Guesclin, les gentes dames et les ménestrels. « Le nom de la Place des Lices nous ramène à l’époque médiévale. Sur ce lieu en dehors du rempart, des terrains se transforment pour accueillir des événements comme les tournois chevaleresques », commente Gilles Brohan, animateur du patrimoine et de l’architecture à l’office de tourisme. « La lice est le nom de la barrière de bois qui sépare chaque chevalier lors des joutes. Le plus connu d’entre eux, Bertrand du Guesclin, y a fait ses armes ».
Le « rendez-vous devant l’horloge »… un peu glauque !
Nombreux sont les rennais, étudiants ou amateurs de bière en terrasse, à s’être donné rendez-vous devant l’horloge de la place des lices, surplombants les marches du marché aux poissons. Les premiers jeudis festifs de l’année sont souvent l’occasion de publier des photos de néo-rennais un peu trop avinés… et un peu trop dévêtus, escaladant le monument.
Mais saviez-vous qu’avant d’indiquer l’heure, cet endroit était le gibet de Rennes ? Jusqu’au XVIIIe siècle, à la place de l’horloge se trouvait la potence municipale. On comprend mieux pourquoi, si vous vous rendez aux Lices depuis la rue Saint-Louis, vous serez obligé de passer par… la rue des Innocents.
« Quiconque entrait ou arrivait par la rue Saint-Malo pour entrer dans la ville voyait le gibet placé ici, symbole de justice et de pouvoir » explique Gilles Brohan.
A noter que pour un spectacle complet, les suppliciés étaient d’abord roués de coups, avant d’être pendus et laissés sur place, bien visibles, en guise d’avertissement.


