La soirée du dimanche 12 janvier a été longue pour les passagers du vol Nice-Rennes. Devant décoller à 19 h 10 depuis la Côte d’Azur, l’avion a finalement pris son envol avec une heure de retard. Mais l’atterrissage tant attendu ne s’est pas déroulé comme prévu. À l’approche de la piste de l’aéroport Rennes–Saint-Jacques, il a soudainement remis les gaz. « Nous avons eu droit à une forte poussée et nous sommes repartis », raconte Jérôme Fresnay, un passager. « Par appel cabine, le steward nous a demandé de ne pas nous inquiéter. Je pensais que nous allions nous poser ailleurs, peut-être à Paris. Finalement, nous sommes arrivés à Nantes vers 21 h 30. »
Givre et brouillard sont en cause », a expliqué le steward.
Sur le tarmac nantais, les passagers ont dû prendre leur mal en patience. « Il n’y avait pas de comité d’accueil », déplore Jérôme Fresnay. Après leur arrivée, EasyJet a annoncé la mise en place d’un bus pour transporter les 200 clients jusqu’à Rennes. Mais un revirement inattendu a compliqué la situation : la compagnie a finalement enjoint à ses clients de rejoindre leur destination par leurs propres moyens. « Vu la forte demande, c’était impossible de trouver des bus.. « Il fallait se débrouiller par nous-mêmes », résume Jérôme.
Pour rentrer chez lui, Jérôme Fresnay a opté pour un Uber. Il est arrivé à son domicile peu après minuit. « Je ne sais pas comment ont fait les autres passagers. Devant nous, il y avait un couple avec un petit bébé. Cela devait être compliqué. » Ce n’est pas la première mésaventure que Jérôme vit avec EasyJet. Le 24 juillet 2024, son vol U21604, qui devait décoller de Rennes–Saint-Jacques à 12 h 25 en direction de Nice, avait été annulé après plusieurs retards successifs. Deux autres avions, provenant de Lyon et de Toulouse, ont vécu la même mésaventure, pour les mêmes raisons.