Ce jeudi 8 octobre 2026, les lycéens rennais ont de nouveau investi les rues du centre-ville. Selon la préfecture, 3 400 personnes ont participé à cette manifestation, qui s’est déroulée dans le calme jusqu’à sa dispersion, peu avant 13 h. Retour en images sur un cortège haut en couleur.
Il y avait de la jeunesse, beaucoup de jeunesse, ce jeudi dans les rues de Rennes. Des lycéens, des étudiants, quelques adultes, des militants syndicaux et politiques, mais surtout une foule de visages déterminés à faire entendre leur colère. En tête de cortège, une grande banderole blanche bordée de jaune affichait en lettres vertes et violettes : « Révoltes lycéennes ». Derrière elle, les manifestants avançaient au rythme des prises de parole des militants de Solidaires, de la CGT, de l’Union étudiante et d’autres organisations.
Au milieu de la foule, quelques instruments à vent donnaient à la manifestation des airs de fanfare improvisée.
Mais ce sont surtout les pancartes qui retenaient l’attention. Certaines dénonçaient les violences policières, d’autres s’en prenaient directement au président de la République. « Lycéens gazés, étudiants enragés, avenirs menacés », pouvait-on lire sur un carton. Un autre lançait : « On appelle qui quand la police torture, viole, mutile ? » Plus loin, une manifestante brandissait cette formule : « Une main arrachée ne peut pas écrire l’avenir. » Les mots étaient parfois crus, souvent provocateurs, toujours destinés à frapper les esprits.
L’humour n’était pas absent de cette mobilisation. Une jeune femme souriante affichait fièrement : « Infirmières fâchées, jamais fachos ! » Une autre pancarte, illustrée d’un personnage au milieu des flammes, proclamait « Sale conne en colère ». Sur un bout de carton, un manifestant interpellait Emmanuel Macron : « La voilà ta République en marche ! »
Sur les quais de la Vilaine, le cortège s’étirait à perte de vue. À République, la foule occupait une bonne partie de l’espace public, entre les stations de métro et les commerces. Des drapeaux palestiniens côtoyaient les étendards syndicaux. Sur une banderole rouge, des militants appelaient à lutter « contre le racisme et l’extrême droite » et « pour l’unité du peuple ».
À 11 h 51, la préfecture annonçait 3 400 participants. Quelques minutes après midi, la tête du cortège atteignait la place de Bretagne. Puis les manifestants regagnaient progressivement la place Charles-de-Gaulle, où ils arrivaient dans le calme vers 12 h 45. Après une déambulation sans incident, la préfecture invitait les manifestants à se disperser. La place était laissée aux casseurs (voir notre article). Photos : Hardy et Collet.


