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VIOLENCES CONJUGALES SOUS CONFINEMENT : CINQ INTERVENTIONS PAR JOUR POUR LES POLICIERS

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En ces temps de confinement, les violences conjugales n’ont pas explosé à Rennes et fort heureusement. “Depuis le confinement, nous notons une petite augmentation des violences conjugales, mais aucunement dans les proportions qu’on peut lire dans la presse de 30 à 40 %”, explique le service de communication de la direction départementale de la sécurité publique d’Ille-et-Vilaine.

                        Sur fond d’alcool

Depuis le début de la semaine, les policiers ont enregistré cinq interventions en moyenne par jour. “Nous n’avons peu d’interpellations. Le calme est souvent rétabli avant l’arrivée des effectifs ou bien les auteurs sont en fuite ou pris en charge par les sapeurs-pompiers.” Bien souvent, les violences sont perpétrées sous fond d’alcool et en présence des enfants. “Il s’agit essentiellement d’étranglement, de tirage de cheveux, coups de poing, griffures et gifles. Il ressort que le confinement rend difficile des relations déjà conflictuelles notamment en cas d’une prise excessive d’alcool.”

Pour chaque violence, la réponse pénale est bien sûr à la hauteur. “Au minima, le procureur prononcera une composition pénale (stage ou une formation dans un organisme sanitaire, social ou professionnel). Mais très souvent, l’auteur sera déféré en vue d’une comparution immédiate ou encore d’une procédure plaider coupable avec contrôle judiciaire à la clef pour l’auteur”, ajoute le service de communication. 

                      Une brigade spécialisée

A l’hôtel de police, à deux pas de l’accueil, une brigade spécialisée de la famille traite uniquement des violences sexuelles ou sexistes, des agressions intrafamiliales, des mineurs, des personnes vulnérables et des mœurs.  “Toutes les plaignantes ont le numéro de l’assistante sociale détachée au commissariat etau besoin de la psychologuedu service.  Si urgence, nous faisons le relais auprès de l’assistante sociale du service  pour un placement d’urgence ou un appui auprès des services sociaux déjà saisis durant la plainte.”

 

Pour faciliter l’alerte des policiers : outre l’appel à police secours (17) le ministère de l’intérieur donne la possibilité aux enfants comme aux conjoints de donner l’alerte via un SMSadressé au 114. Les opérateurs derrière ce SMS d’urgence préviennent ensuite les forces de l’ordre en leur transmettant les coordonnées de la victime. Pour signaler une violence sexiste : https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Signalement-des-violences-sexuelles-et-sexistes. Le gouvernement a déjà annoncé la mise en place de “points d’accompagnement éphémères” dans des centres commerciaux dès lundi 30 mars afin d’accueillir les victimes. Dans les pharmacies, les victimes de violences peuvent aussi se signaler discrètement. Il leur suffit de prononcer le terme “Masque 19” auprès du pharmacien pour que celui-ci avertisse les forces de l’ordre.

Le bureau d’aide aux victimes est représenté́ par une fonctionnaire de police. Sa mission prioritaire consiste à̀ renseigner les victimes sur l’Etat et le parcours de leur procédure. Il répond également aux partenaires après accord de l’autorité́ judiciaire.  La psychologue reçoit le public suite à une situation émotionnellement difficile et/ou traumatisante. Un soutien psychologique en lien avec l’évènement et une éventuelle procédure leur est ainsi proposé au commissariat.  Une intervenante sociale dépend de l’association ASFAD  (https://www.asfad.fr). Elle rencontre toute personne en difficulté́, situation de vulnérabilité́ ou faisant face à̀ de la violence notamment conjugale ou intrafamiliale. Elle conseille, soutient, informe et oriente. Mail : [email protected]

Crédit photos : service de communication de la police nationale 35

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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