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UNE FAC DÉBLOQUÉE, DES LYCÉENS À BLOC ET UN POMPIER AU BLOC

Décidément, à Rennes, on ne fait rien comme les autres…Ce jeudi matin, devant le lycée professionnel Louis Guilloux, avenue des Buttes de Coësmes,  les pompiers d’Ille-et-Vilaine sont intervenus à trois reprises pour des feux de poubelles en marge des manifestations lycéennes. Lors de leur troisième intervention, ils ont été pris à partie au moment où ils éteignaient les sinistres. Plusieurs d’entre eux ont été bousculés et frappés par des individus sur place. L’un d’eux blessé a été conduit au service des urgences.

“Il faut que les auteurs de ces actes délictueux prennent conscience de la gravité de leurs gestes qui demeurent inexcusables et qui doivent être sanctionnés par la justice”, a expliqué Jean-Luc Chenut, président du conseil départemental . “Je condamne avec la plus grande fermeté ces agressions dont ont été victimes ces sapeurs-pompiers dans l’exercice de leurs fonctions.”  Une plainte a été déposée par les sapeurs-pompiers. Deux lycéens ont été interpellés devant le lycée Louis Guilloux et un troisième devant le lycée Jean Jaurès pour des jets de projectiles. En fin de soirée, tous les lycées étaient débloqués. 

Dans la même matinée, une assemblée générale se tenait à la faculté de Villejean. Après une assemblée générale tendue, le déblocage a été voté par les étudiants jusqu’à mardi prochain. La faculté a été ouverte pour les personnels en début d’après-midi et les étudiants reprendront le chemin de la fac ce vendredi. “Les blocages à répétition de Rennes 2 ces dernières années ont conduit notre établissement à une crise sans précédent”, a expliqué dans un communiqué l’université Rennes 2. Il faut le dire clairement : cette modalité d’expression politique a montré toutes ses limites. Elle divise profondément la communauté. Elle met en souffrance les personnels administratifs et techniques, les personnels d’enseignement et de recherche, elle nuit à ses activités, mais surtout elle met en danger les parcours de nombreux étudiantss et la fonction d’émancipation sociale de notre université. L’image d’une université comme la nôtre, trop souvent bloquée, se dégrade : la valeur de ses diplômes est mise en doute. Tout cela fait le jeu des défenseurs du développement d’un véritable marché de l’éducation et nuit au service public.”

Le point de vue des opposants au mouvement : 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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