Combien étaient-ils dans les rues de la capitale bretonne ? 11 500 selon la préfecture, 20 000 selon les syndicats. Une chose est sûre : ils étaient sans doute bien plus nombreux que le 10 septembre sur un parcours bien plus long. Le cortège s’étirait du boulevard de la Liberté aux quais, en passant par le pont de Nantes, avant de revenir sur l’esplanade du général de Gaulle.
Derrière les ultras, les leaders de l’intersyndicale ouvraient la marche. Ils précédaient une foule déterminée, mais souvent festive (voir notre tweet). Partout, des groupes de musique animaient le défilé donnant à la manifestation une ambiance résolument bon enfant. « Je suis là pour la justice sociale, » expliquait un jeune homme. « Macron doit démissionner », ajoutait un autre. « Il a fait son temps. Nous devons revenir à une politique plus humaine. »
Devant eux, les féministes chantaient leur mécontentement devant la République. Partis vers 13 h, les Rennais et les Rennaises en colère ont bouclé vers 16 h leur parcours, sur l’esplanade du Général du Gaulle. Toutes les professions étaient représentées, des employés de France 3 aux agents des Champs Libres. « Plus de 20 000 protestataires étaient dans la rue », convient Fabrice Lerestif, secrétaire départemental FO. « Ils représentent une force considérable et unitaire. C’est une mobilisation à ancrer dans la durée pour la justice sociale. Dès demain, je réunis une centaine de délégués syndicaux FO du département pour faire le point. » Au plus fort du mouvement, 920 personnes ont manifesté à Saint-Malo, et une centaine à Guichen. Selon le Gouvernement, 500 000 Français ont défilé en France.


