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TRAFIC DE COCAÏNE ET D’HÉROÏNE ENTRE ROTTERDAM ET L’OUEST : JUSQU’À SEPT ANS D’EMPRISONNEMENT

 En janvier 2017, l’affaire débute à la suite de la saisie douanière de 4,4kg d’héroïne et 846g de cocaïne dans un véhicule en provenance des Pays-Bas, conduit par un néerlandais, se rendant sur Nantes. Immédiatement, une enquête au long cours, est diligentée sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de la JIRS (juridiction inter régionale spécialisée) de Rennes et menée par la brigade des stupéfiants de l’antenne police judiciaire de Nantes, assistée de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Nantes. Elle permettait l’identification et le démantèlement d’une organisation ayant procédé à l’importation en France, sur l’ensemble du territoire national, d’une quantité estimée a minima à 200kg d’héroïne et de cocaïne.

Par la mise en place de nombreuses écoutes téléphoniques, de surveillances physiques et le recours à diverses techniques spéciales, les enquêteurs identifiaient divers déplacements de protagonistes au contact du commanditaire néerlandais. En avril 2017, ils repéraient un nouveau convoi de stupéfiants, là encore à destination de la région nantaise et saisissaient, dans les véhicules, de 1,1kg de cocaïne et 1,8kg d’héroïne.

Des individus nantais étaient identifiés comme destinataires des produits. “Les perquisitions menées dans des domiciles et box amenaient la saisie de 3kg d’héroïne, de MDMA et de matériel de conditionnement”, précise le procureur de la République, Philippe Astruc.  Le commanditaire, basé à Rotterdam aux Pays-Bas, d’où il gérait le trafic à partir de plusieurs appartements, faisait lui aussi l’objet d’interceptions téléphoniques. Ce qui permettant de déterminer que le trafic se poursuivait, malgré les interpellations précitées. En janvier 2018, ce commanditaire participait à un convoi et était interpellé sur Caen. Plusieurs demandes d’entraide internationales, adressées par le magistrat instructeur français aux autorités néerlandaises, permettaient la réalisation d’ opérations de perquisitions dans un “laboratoire” de stupéfiants à Rotterdam, géré par un second commanditaire.

La juridiction inter régionale spécialisée de Rennes a jugé, les 13 et 14 mai 2019, les trafiquants d’un réseau international de trafic de stupéfiants, entre les Pays-Bas et la France. Les deux organisateurs néerlandais ont été condamnés chacun à 7 ans d’emprisonnement, les autres prévenus à des peines entre 2 ans et 5 ans, pour importation, acquisition, détention, transport, offre ou cession de stupéfiants et contrebande de marchandises prohibées. “Par delà la lutte quotidienne conduite pour lutter contre le trafic de stupéfiants de proximité, cette procédure illustre notre volonté d’identifier et démanteler les filières d’approvisionnement qui peuvent trouver leur origine à l’étranger. Les trafics se jouant des frontières, la notion de coopération judiciaire et policière internationale prend ici toute son importance.”

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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