Après le ténébreux Bertrand Belin devant des darons aux déhanchés claudiquants et l’insouciance légèreté d’Arøne devant des midinettes conquises, le cabaret botanique accueillait le Rennais Saro. Ce dimanche soir, le Breton à l’empathie sincère et aux sourires incarnés a renoué avec l’âme de Mythos.
Seul sur scène, le beatboxer compose avec sa voix et son corps. Il superpose rythmes et textures comme un homme-orchestre. Très vite, il embarque le public dans une transe douce. On n’était pas loin d’un concert hypnotique au milieu de la forêt millénaire de Brocéliande. Mais que nenni ! On était au cœur du Thabor où Saro lançait une vague de pas rythmés sur un parquet qui n’en demandait pas tant.
L’ex-champion de beatbox en loopstation enflammait le dance floor dans une électronique à faire pâlir les Cercle Shows qui ont popularisé une techno léchée et immersive. Il revenait enfin dans sa ville natale pour une immersion chez Mythos où ses compositions accompagnaient la nuit rennaise. Saro est un conteur musical forgé par la scène et les tournées internationales. Mais le jeune homme n’a rien perdu de sa simplicité. Pas de grosse tête, mais il nous a mis la tête à l’envers. Mythos se poursuit ce soir avec Deluxe.


