Ils étaient venus pour en découdre avec les forces de l’ordre. Samedi 17 octobre 2026, en marge des violentes manifestations qui ont secoué Rennes, trois jeunes hommes de 18, 19 et 20 ans ont été interpellés rue Martenot. A leur actif : l’utilisation présumée de bombes artisanales contenant de l’acide chlorhydrique, particulièrement dangereuses pour les policiers visés.
Ce samedi 17 octobre, les trois individus ont eu la ferme intention de s’en prendre aux hommes en uniforme. Lors de leur arrestation, rue Martenot, les forces de l’ordre ont découvert des bouteilles d’acide chlorhydrique. Dans leur véhicule, les enquêteurs ont également retrouvé tout un attirail susceptible de servir à confectionner de tels engins explosifs improvisés.
Ces dispositifs artisanaux peuvent provoquer de graves blessures. Certaines réactions chimiques produisent une accumulation de gaz dans un récipient fermé, susceptible de céder brutalement sous la pression. Outre les éclats, les projections de substances corrosives représentent un danger important pour les personnes exposées. L’acide chlorhydrique peut notamment occasionner de sévères brûlures cutanées et oculaires.
Présentés ce mardi devant le tribunal correctionnel de Rennes dans le cadre d’une comparution immédiate, les trois prévenus devaient répondre, selon les qualifications annoncées, de violences en bande organisée et de transport d’engins explosifs. Leur affaire a toutefois été renvoyée à une date ultérieure. Dans la salle d’audience, de nombreux soutiens avaient fait le déplacement. Il appartiendra désormais à la justice de déterminer les responsabilités de chacun dans ces violences.


