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mardi 16 décembre 2025
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République : huit « alpinistes » interceptées par la police avec une banderole « Tornade vengeresse »

Rennes, 25 novembre, 11 h. Dans la nuit du 24 au 25 novembre 2025, vers 3 h du matin, place de la République, à Rennes, huit jeunes femmes ont été interceptées par les policiers au moment où elles escaladaient un échafaudage avec une banderole « Tornade vengeresse ». Au moment de leur interpellation, elles portaient de la peinture. Sans papiers, sept d’entre elles ont refusé de décliner leur identité. Elles ont été placées en garde à vue après avoir repoussé le relevé d’empreintes. La huitième était connue des services judiciaires. 

Ce 25 novembre 2025 marque la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes. Depuis un an, plusieurs affaires, dont le procès historique des « viols de Mazan », ont mis en lumière une réalité longtemps méconnue ou ignorée : les violences sexuelles facilitées par la soumission chimique. Désormais, la lutte contre la soumission chimique et la vulnérabilité chimique s’impose comme un axe prioritaire d’action pour le Gouvernement et pour Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et du combat contre les discriminations.

Selon la dernière enquête sur la soumission chimique menée par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), ces violences sont le plus souvent commises par un proche, un membre de la famille, conjoint, collègue ou ami. En 2022, 1 229 cas de soumissions et vulnérabilités chimiques vraisemblables ont été analysés par le Centre de référence des Agressions facilitées par les substances (CRAFS).

En 2024, 327 faits de soumission chimique en vue d’un viol ou d’une agression sexuelle ont été recensés. En 2023, 127 personnes ont été mises en cause pour soumission chimique, dont 62 procédures poursuivies. Ce nombre reste largement sous-estimé en raison du manque d’informations, de l’amnésie et de la disparition rapide des produits. Seule 1 victime sur 10 dépose plainte, selon les estimations de l’Observatoire national des violences faites aux femmes (ONVF). Les substances les plus fréquemment utilisées sont des médicaments sédatifs (environ 56 % des cas) et, plus rarement, des drogues illicites comme la MDMA ou la cocaïne.

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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