En raison de nouveaux appels au blocage et d’une assemblée générale annoncée ce lundi 2 novembre 2026, l’université Rennes 2 renonce à rouvrir ses campus de Villejean et de La Harpe. La présidence invoque un climat de fortes tensions et rappelle les dégradations commises lors des précédentes occupations.
La rentrée attendra encore à Rennes 2. Dans un communiqué diffusé ce dimanche 1er novembre 2026, la présidence de l’université annonce que les campus Villejean et La Harpe resteront finalement fermés ce lundi 2 novembre. Cette décision intervient alors qu’une assemblée générale étudiante est prévue à 12 h 45 et que de nouveaux appels au blocage circulent sur différents canaux, avec la volonté affichée de passer immédiatement à l’action.
Cette annonce s’inscrit dans un contexte particulièrement tendu pour l’établissement rennais, marqué ces dernières semaines par des blocages, des occupations de bâtiments et des dégradations. La présidence ne souhaite manifestement pas revivre les épisodes précédents. « Nous ne pouvons pas prendre le risque d’une nouvelle occupation de nos locaux, lesquels ont déjà été fortement dégradés lors des précédents blocages », explique-t-elle. « Une nouvelle intrusion dans le bâtiment Erève, survenue la semaine dernière, a occasionné des dégâts supplémentaires.»
Pour les étudiants comme pour les personnels, les conséquences sont immédiates. La direction leur demande expressément de ne pas se rendre sur les deux campus rennais. Les bibliothèques universitaires resteront également fermées. Quant aux enseignements et aux autres activités, ils pourront être maintenus à distance lorsque les conditions le permettent. « La fermeture de nos campus est un renoncement, mais la sécurité des personnes et des biens reste notre priorité. » Elle dit regretter « profondément cette situation, préjudiciable aussi bien pour les personnels que pour les étudiantes et étudiants », tout en espérant une issue rapide à cette crise.
Reste désormais à savoir si l’assemblée générale annoncée ce lundi débouchera sur une nouvelle mobilisation et si les conditions d’une réouverture pourront être réunies dans les prochains jours. Pour l’heure, aucune date de reprise sur site n’est annoncée. La présidence promet de tenir la communauté universitaire informée dès lundi, par courrier électronique, de l’évolution de la situation.
La crise remonte au début du mois d’octobre. Le 5 octobre, une assemblée générale réunissant environ 700 personnes avait voté le blocage de l’université. Dans la nuit suivante, plusieurs centaines de personnes avaient pénétré dans les bâtiments. Portes forcées, cloisons défoncées, plafonds endommagés, extincteurs vidés : les dégradations avaient touché plusieurs bâtiments, notamment B, Érève, L, M et S. Les occupations avaient pris fin le 8 octobre.
Plus récemment, dans la nuit du 24 au 25 octobre, une nouvelle intrusion dans le bâtiment Érève avait provoqué des dégâts supplémentaires, notamment dans des locaux occupés par des services étudiants et des associations. Le coût global des dégradations était alors estimé entre 400 000 et 500 000 euros. La réouverture envisagée pour le 2 novembre devait permettre une reprise des activités après plusieurs semaines de perturbations. Elle est désormais reportée


