La juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes a rendu son délibéré peu après minuit ce mercredi 27 mai 2020 dans l’affaire du réseau de proxénétisme nigérian sévissant dans l’agglomération rennaise. Elle a condamné les proxénètes à des peines allant de 18 mois d’emprisonnement avec sursis à 7 ans d’emprisonnement. Deux relaxes ont toutefois été prononcées.
Entre 2015 et 2017, des jeunes filles d’origine du Nigéria s’étaient prostituées dans la région nantaise, contraintes et forcées, par onze femmes et onze hommes. Moyennant un tarif « low-cost » (30 euros pour la fellation, 50 euros pour la relation sexuelle), elles étaient obligées d’acheter leurs préservatifs chez Médecins du Monde. « Ce réseau était composé de charognards de la misère humaine », avait estimé l’un des avocats, Olivier Chauvel.
Le procureur de la République de Rennes avait demandé pour les souteneurs et les souteneuses des peines allant d’un an d’emprisonnement avec sursis jusqu’à huit ans ferme pour proxénétisme et traite d’êtres humains. Il a été suivi en grande partie. Pour en savoir plus, lire notre article précédent.


