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mardi 26 mai 2026
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Le Rennais Aldophe Hélière : mort sur le Tour de France cycliste

David Guénel est un fana de la petite reine. Un journaliste en herbe fou de vélo ! Rédacteur pour le site vélo-club.net, il a déniché dans le passé l’histoire un peu folle et tristounette d’un coureur cycliste rennais : Adolphe Hélière. Avec l’accord du jeune dénicheur, nous en parlons bien volontiers pour nos amis lecteurs…rennais. « Adolphe Hélière est passé à la postérité comme le premier coureur à avoir perdu la vie au cours d’un Tour de France », écrit David Guénel. « Mais c’était avant tout un gamin de 19 ans avec la tête pleine de rêves qui, grâce à une volonté peu commune, donna corps à celui de participer à la Grande Boucle. »

                          Le bruit des machines, la fraternité entre coureurs !

Né le 10 mars 1891, à Fécamp d’un père breton et cheminot, Adophe est très tôt passionné par la bicyclette. « Le garçon prend part, dès l’âge de 14 ans, à des courses cantonales et régionales. Plus que la compétition, c’est l’univers de ce sport naissant qui fascine Adolphe. Le bruit des machines, la fraternité entre coureurs, ce côté épique qui fascinera des générations d’enfants. »

Jeune mécanicien automobile rennais, Adolphe devient coureur cycliste amateur au tournant du XXe siècle. « Sa carrière n’a duré que quelques mois, dont ne subsistent fatalement que peu de traces. Sa 13e place lors du Paris-Le Mans 1910 constitue son plus beau fait d’arme, avec évidemment sa participation au Tour de France la même année. »

Sur la Grande Boucle, le Rennais a pour « objectif de s’y faire remarquer afin de rejoindre une écurie professionnelle et de quitter le statut d’isolé, synonyme de grande précarité ». Lors des premières étapes, il ne fait guère parler de lui par ses résultats. « Mais son altruisme et sa gentillesse l’avaient fait remarquer de ses confrères. Ainsi, après une chute de son illustre concurrent Emile Georget, Adolphe le jucha sur ses épaules pour le transporter à la maison la plus proche. Les deux coureurs furent d’abord reçus par le propriétaire à coups de bâton avant que le blessé ne puisse tout de même se faire soigner. Grimpeur émérite, Georget gagna même l’étape du lendemain. »

Source : L’Ouest-Eclair, journal du 15 juillet 1910. 

                                 Mort d’une hydrocution

Classé dans les profondeurs du général, Adolphe relie Nice au soir de la 6eétape. « En cette nuit du 13 au 14 juillet, compte tenu de l’heure tardive et de son budget restreint, le jeune coureur s’accommode sur la plage de Nice et s’endort jusqu’au petit matin. » Le lendemain, il compte bien profiter de sa journée de repos.  « Vers 16 heures, il se rend en compagnie de trois autres coureurs à une plage proche de l’établissement Les Bains de l’Opéra. Après avoir englouti une crème glacée, autre luxe pour ce coureur impécunieux, il se jette à l’eau. L’hydrocution ne fait guère de doute. »

C’était un fanafique de là bicyclette. Depuis l’age de quatorze ans, en effet, il la pratiquait. » L’Ouest-Eclair. 

Le coureur cycliste Adolphe Hélière est décédé « en accomplissant son rêve de participer» à la plus prestigieuse des courses cyclistes. «Sur son acte de décès, à la mention profession, il est indiqué « coureur cycliste ». C’est donc post-mortem que le jeune homme verra exaucé son rêve de devenir professionnel…» A Rennes, le jeune sportif travaillait comme mécanicien d’automobiles chez monsieur Lanriec. «Il habitait dans el quartier Saint-Hélir avec ses parents», précisait le journal L’Ouest-Eclair. 

Les dons des Rennais pour faire revenir la dépouille.

« Faute de moyens pour ramener le corps du jeune homme près des siens, les funérailles doivent en effet se dérouler à Nice. Le journal L’Auto, organisateur de la course, envoie un chèque de 100 francs au quotidien L’Eclaireur de Nice qui a lancé une souscription pour financer un rapatriement. Il faudra finalement dix mois de collecte pour obtenir les 1.000 francs nécessaires au retour de la dépouille en Bretagne. Plus que la modeste somme fournie par L’Auto, c’est la générosité de la population, touchée par le destin du malheureux, qui a permis de réunir les fonds. » Pour en savoir plus : http://www.velo-club.net/post/adolphe-heliere-une-journee-de-repos-fatale

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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