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L’AFTER RENNAIS FAIT DU BRUIT …CHEZ LES HABITANTS

Ecrit par Dragan Brkic
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A Rennes, les noctambules n’ont pas pas beaucoup le choix pour un “after”, comprenez par là un bar de nuit ouvert de 7 heures à 11 heures. Rue Duhamel, au 45, il y avait bien la Sortie ! Rue de Brest, il y a désormais le Club 214, caché derrière une devanture noire.

Ouvert de 7 h à 11 h du matin le samedi et le dimanche, l’établissement est fréquenté par de nombreux couche-tard. “C’est un endroit exceptionnel”, assure Frédéric. “Il se passe toujours quelque chose. Je ne regrette jamais mes soirées tardives ! ” Le club ne fait pas parler de lui. Sauf dans le quartier de la rue de Brest où les voisins commencent en tout cas à s’interroger !

“Un dimanche matin, explique Louis, vieux monsieur, je me rendais à la messe, et là, sur le trottoir, la frousse de ma vie ! Des individus habillés tout en noir titubaient et ricanaient devant moi au point d’avoir cru qu’ils essayaient de m’agresser. Ils sortaient de cet ancien bar de l’Amirauté qui a été transformé en un truc qui s’appelle maintenant After.” 

                                                         Deux mondes différents !

Entre les noctambules et les riverains, deux mondes s’entrecroisent et se toisent. “La tenue correcte exigée par les tenanciers se limite au port de la casquette, de capuches, de vêtements sombres et à 3 grammes d’alcool”, assure un habitant du quartier regrettant l’ancienne propriétaire du bar, Marie-Jo : “on avait des potes et l’on se réunissait au bar de l’Amirauté, chez Marie-Jo. L’ambiance y était sympa et chaleureuse.”

Les riverains sont aujourd’hui un brin nostalgiques. “La rue de Brest était peuplée d’ouvriers et d’artisans, dans laquelle il y avait de nombreux petits commerces et des bistrots aux tables en formica où ça sentait fortement l’anisette et le p’tit rouge au comptoir.” Retraité, Albert se remémore lui aussi de cet âge d’or. “Malgré la misère, il y avait une convivialité qui nous aidait à vivre. On était heureux dans ce Rennes d’antan où tout se passait dans la proximité et disons-le franchement, dans la promiscuité, mais une promiscuité heureuse, fallait-bien vivre ensemble.”

A propos de l'auteur

Dragan Brkic

Écrivain, j'ai publié Le Petit Noir des Balkans, Prière d'insérer, La condition pénitentiaire, Footness et Comprendre la délinquance française.

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