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LA CAISSIÈRE : ON NOUS REPROCHE PARFOIS DE NE PAS ALLER ASSEZ VITE !

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Cachée derrière un abri de fortune, la caissière du supermarché est tout sourire. “Oui, ça va”, répond-elle. “Les gens sont franchement sympas à l’exception de quelques-uns qui masqués nous reprochent de ne pas l’être ! Ce sont souvent d’ailleurs les mêmes qui nous accusent de ne pas aller assez vite…”

                                            Quelques grognons

Mais hormis ces quelques grognons, l’employée du supermarché n’a que des encouragements. “Les “bonjour” et “ça va” de nos clients sont maintenant règle courante. Ils prennent soin de nous, facilitent notre travail, payent par carte bancaire sans contact. C’est vraiment agréable pour nous. Nous ne sommes plus transparents !”

Beaucoup de ses clients sont aujourd’hui masqués. “Je ne comprends pas d’ailleurs où ils ont déniché ces protections. Mais pour ma part, j’ai choisi de ne pas en mettre malgré les recommandations de mon employeur. A longueur de journée, c’est difficile à supporter. On ne respire plus là-dessous.”

                                          Mais les gens sont sympas

Comme ses collègues, elle a peur du Covid-19. “Heureusement, nous sommes très solidaires entre nous. Nous parlons beaucoup entre nous. Nous voulons éviter des craquages.” Partout en France, de nombreuses caissières supportent en effet de moins en moins leur condition de travail. “Vendredi 3 avril, au 17e jour de la période de confinement, Anaïs a craqué. Idem, le lendemain, samedi 4 avril”, explique le quotidien Sud-Ouest. “J’ai pleuré”, ajoute l’hôtesse de caisse dans un supermarché du Bergeracois, en Dordogne

En France, beaucoup de caissières bosseraient la peur au ventre. “Même si elles bénéficient de tout le matériel et de mesures de protection, cela n’empêche pas les hôtesses de caisse des supermarchés et hypermarchés de travailler avec la crainte d’être contaminées par des clients”, explique le journal La Dépêche. Mais beaucoup restent fidèles au poste, malgré des petits salaires. “Nous avons le Smic pour travailler en première ligne”, regrette Gaëlle, caissière à Metz dans le journal Le Républicain Lorrain.

En France, certaines ont même perdu la vie. C’est le cas d’Aïcha. “On craint que le décès d’Aïcha [Issadounène] ne soit que le premier d’une série dans les grandes surfaces”, redoutait dans le journal Le Monde Amar Lagha, secrétaire général de la fédération CGT du commerce, de la distribution et des services. Aïcha Issadounène avait 52 ans et travaillait depuis trente ans dans cet hypermarché. Selon la fédération CGT, le taux d’absentéisme dans la grande distribution tournerait d’ailleurs autour de 38 % à 40 %. “Il fait beau dehors”, demande la caissière rennaise.

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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