CECI EST UN TEST 1
Actualités

ILS ONT TOUS LE VIRUS DES LICES !

test2

“Je suis content pour ma patronne”, explique le vendeur de légumes, aux Lices, ce samedi matin. “Mais je n’y comprends plus rien. On nous interdit d’aller au bistrot, de fréquenter les restaurants, d’aller au stade et, aujourd’hui, des centaines de personnes se pressent au marché.”

Un retour des conditions drastiques

Plus loin, une autre marchande de légumes est inquiète. “On a tenté de réguler les files d’attente devant notre étal. On a renoncé ! Il y avait beaucoup trop de monde. On avait l’impression d’être un samedi normal ! Les policiers municipaux ont évoqué un retour de conditions plus drastiques dès samedi prochain. C’est dommage ! Notre chiffre d’affaires repartait à la hausse.”

Dans les deux halles, la même affluence sans distance réglementaire. “Je n’ai plus rien à vendre”, affirme un boucher. “On a été dévalisés. Il fallait venir plus tôt. C’était visiblement la seule sortie de la semaine pour beaucoup. Ils ont profité de leurs courses pour s’aérer. Comment peut-on les blâmer ? Dans les autres marchés, cette semaine, on a eu autant de monde.”  

A l’entrée du marché, l’agent de surveillance de police municipale a  bien du mal à faire face à l’afflux. Devant lui, une trentaine de personnes attendent. Certains tapotent nerveusement sur leur clavier de téléphone pour modifier leurs attestations. ” Je lui ai montré la mauvaise autorisation sans le faire exprès”, dit un passant. “L’agent n’y a vu que du feu. Mais je le plains. Vu l’affluence, il lui était impossible de tout vérifier, surtout des attestations sur un téléphone.”

Douloureux dilemme

A deux pas, sur le perron de son immeuble, Jérôme peste contre la foule des Lices. “Avec de tels comportements, on risque de nous confiner encore plus sérieusement.” Difficile de jeter la pierre en revanche à qui que ce soit. Ce samedi matin, on sentait chez tous les Rennais (tous masqués), un besoin de vivre normalement, de profiter d’un temps de liberté. Alors que faire face à ce virus ? Laisser peut-être des soupapes…au risque de se retrouver contaminés. Douloureux dilemme…

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

Pour tout contact. 06 75 37 16 66

Laisser un commentaire