Depuis le 12 janvier, une cinquantaine de personnes exilées, adultes et enfants, ont trouvé refuge dans un bâtiment désaffecté de la région, après avoir été chassées d’une précédente occupation par la ville de Rennes. Il y a peu, le conseil régional a saisi le tribunal pour décider du sort de ce bâtiment, dont il est propriétaire. Après cette décision, l’expulsion a été prononcée par la justice. Depuis, le syndicat « SUD CT 35 » et Solidaires 35 ont le 25 juin organisé un rassemblement devant l’institution bretonne, où, à leur arrivée, les manifestants ont été accueillis par deux camions de police et une voiture banalisée. Ce jour-là, le directeur de cabinet du Président du conseil a reçu les représentants syndicaux. Il a été sans équivoque : la décision de justice sera exécutée pour permettre une transaction immobilière. Pour les syndicats, cette situation est irresponsable. Ce 3 juillet, SUD CT 35 et Solidaires 35, soit une cinquantaine d’opposants, étaient devant l’hôtel de Ville de Rennes. Ils demandaient une rencontre en urgence avec le préfet et les élus locaux (mairie de Rennes, Rennes métropole, département) pour trouver des solutions de relogement concrètes. « C’est maintenant qu’on change la vie et la société, et non demain. Les incantations et les promesses de solidarité, ça suffit : des actes ! », expliquaient cette après-midi les syndicats dans leur communiqué. Photos : Hardy.


