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mardi 17 mars 2026
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deux jeunes Bretonnes emportées par les eaux à la cascade Didier

Mardi 13 mai, en fin d’après-midi, un groupe de sept étudiants, accompagné d’un couple d’une trentaine d’années, s’est aventuré sur le sentier des cascades de Didier à Fort-de-France. Malgré l’interdiction officielle du site — situé sur un captage d’eau potable et signalé par un panneau — et une vigilance jaune pour fortes pluies, les deux groupes ont poursuivi leur randonnée.

Surpris par une brusque montée des eaux alors qu’ils se trouvaient près de la deuxième cascade, les randonneurs ont été rapidement dispersés par les flots. Selon France-Antilles, c’est une jeune femme blessée à la tête qui a réussi à regagner la route et à alerter les secours vers 19h. Elle a été héliportée au CHUM avec un traumatisme crânien.

L’intervention des secours s’est déroulée dans des conditions difficiles. Les équipes ont retrouvé cinq étudiants et le couple sain et sauf. Une première victime a été localisée en arrêt cardiaque à proximité de la cascade. Malgré les tentatives de réanimation de son frère, puis des secours, elle a été déclarée morte sur place (France-Antilles). Le groupe étant initialement composé de sept étudiants, les recherches ont continué dans la nuit.

À 1h30 du matin, faute de conditions météo favorables, les opérations ont été suspendues. Elles ont repris le lendemain dès 8h, mobilisant pompiers, gendarmes du GIGN et équipes spécialisées. Mais c’est finalement un riverain, Michel Gouacide, qui a fait la macabre découverte. En allant nourrir ses bêtes, il a aperçu un corps dans la rivière, à Ravine-Touza, quartier Bwa Ti Baume, soit 1,5 km en aval du drame. Il s’agissait bien de la deuxième disparue.

Le site, pourtant interdit, reste très fréquenté. « Ce n’est pas le premier corps que cette rivière emporte », déplore Michel Gouacide dans France-Antilles. Malgré les avertissements fréquents des habitants, les randonneurs continuent de s’y rendre, parfois sous-estimant les risques liés à la météo. Guy Lagrange, professionnel du canyoning, explique dans le même journal que « beaucoup paniquent quand la nuit tombe et tentent de regagner la route au lieu d’attendre la décrue perchés en sécurité ».

Le drame a touché deux jeunes femmes bretonnes, étudiantes en médecine à Rennes, âgées de 19 et 20 ans. Selon Le Télégramme et Ouest-France, elles étaient originaires de Vannes (Morbihan) et faisaient partie d’un groupe d’étudiants venus en vacances. Leurs familles ont fait le déplacement en Martinique après l’annonce de la tragédie. Une enquête est en cours, mais les circonstances du drame soulèvent à nouveau la question de l’accès aux sites à risque en dépit des interdictions.

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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