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DEUX FEMMES TABASSÉES AU BLOSNE : VINGT ANS QUE CELA DURE…

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Mercredi soir dernier (3 janvier 2017), deux jeunes femmes ont été insultées et tabassées dans le quartier du Blosne par une bande de voyous. L’une d’elles n’avait pas accepté les injures. Trois jours tard, Ouest-France révélait l’affaire dans ses colonnes https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-elles-refusent-les-insultes-deux-jeunes-femmes-tabassees-5485831. Immédiatement, les réseaux sociaux s’enflammaient sans retenue contre la “racaille”.

                                    Vingt ans que cela dure…

Partout sur Facebook et Twitter, les commentaires fusaient contre l’agression gratuite, la violence dans le quartier du Blosne, contre les injures sexistes, contre les caïds, contre la lâcheté. Chacun s’en donnait à cœur joie. “Ils vont pouvoir recommencer puisqu’ils ont été relâchés”, affirmait l’un. “Quelle triste époque ! Où va-ton ?”                                      

“Les voyous sont dans leur antre”, ajoutait un autre. “Ils agissent comme des chefs. Malheureusement, ce sont les jeunes femmes qui sont obligées de partir comme des coupables pour avoir paix et sécurité (1).”  Un point de vue partagé par Laurent dans un bar rennais, ce matin. “La situation s’est détériorée”, confiait-il. “On a trop laissé faire… “

“Vingt ans que ce climat d’insécurité dure dans ce quartier !”, complétait Laëtitia “Malheureusement, il y a de fortes chances que ce fait soit classé dans les faits divers.” Même son de cloche chez Patricia. “Il y a vingt ans,  je pouvais sortir et rentrer tard avec mes copines sans aucun danger. Aujourd’hui, je suis plus inquiète pour mes filles. Il est plus que temps que le gouvernement réagisse et mette fin à ce laxisme et cette impunité face aux violences.”

                                     “Ce n’est pas la peine d’avoir une maire femme” 

Au Blosne, les filles se sentent parfois abandonnées. “C’est bien beau les campagnes menées par les petites bourgeoises, les intellos parisiennes, les #balancetonporc. Mais nous, on vit cela au quotidien”, explique Fatima. Face à cette situation, beaucoup montrent du doigt les politiques. “Dans quel monde vit-on ? Ce n’est pas la peine d’avoir une maire femme…Ces deux jeunes femmes sont plus “courageuses que ceux qui laissent pourrir la situation depuis pas mal d’années en se ménageant une base électorale non négligeable et qui viennent nous expliquer l’égalité homme et femmes à la moindre occasion.”                           Contre ces violences, le monde politique s’indigne, mais le citoyen lambda demande bien plus que de l’indignation. “Soyons solidaires de ces jeunes femmes. Des sanctions dures sont impératives”, confiait Yann. Encore une fois, le Blosne se retrouve sous le feu de l’actualité, se distingue. L’été dernier, une vague d’incendies (non élucidée) avait provoqué un vif émoi. Aujourd’hui, ce sont des jeunes femmes molestées. 

                               “Ne plus accepter l’inacceptable”

“A un moment donné, il faut que cela s’arrête pour la sécurité des habitants, pour l’image de notre ville et de nos quartiers”, note Jean. “Le discours et les actes doivent changer, précise Laurent. “Les peines ne doivent plus être exemplaires mais dissuasives et répressives. On ne peut pas se targuer d’être une ville où il fait bon vivre et accepter l’inacceptable.”

(1) L’un d’elles a préfèré quitter le quartier du Blosne de peur de réprésailles, précise Ouest-France.

 

 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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