Alors que la manifestation (non déclarée) des lycéens touchait à sa fin, des saluts nazis ont provoqué la colère des grévistes. La police a dû intervenir en urgence.
« Siamo tutti antifascisti ». Le slogan antifasciste était scandé par les lycéens en fin de manifestation, dans le calme et la bonne humeur. Alors que la police, déployée en grand nombre aujourd’hui, commençait à baisser la garde, un mouvement de foule s’est produit. « On a vu des gens s’infiltrer dans la manif. Certains avaient le maillot de football de l’OFI Crète, mais pas tous. Ils nous ont crié dessus et se sont mis à faire des saluts nazis quand nous chantions », raconte Paul, lycéen à Coëtlogon.
D’après nos confrères de Ouest-France, il s’agirait de supporters néerlandais, amis du club grec, venus supporter l’équipe qui affronte ce soir les Rouges et Noirs. Ce qui corroborerait les dires des jeunes interrogés par Rennes Infos Autrement sur place.
Les lycéens ne se sont pas laissés impressionner. Plusieurs détonations de mortiers d’artifice ou de pétards se sont fait entendre, et les auteurs des gestes fascistes ont alors été poursuivis jusqu’au coin de la rue du Pré Botté, où ils ont tenté de se réfugier dans un garage souterrain et dans le hall d’un immeuble. Immédiatement, les forces de polices se sont dépêchées sur place pour éviter toute dégringolade et sécuriser le quartier.
« C’est assez hallucinant de voir ça aujourd’hui. On est en 2026 et des mecs lèvent le bras en plein centre-ville » : Sébastien, 17 ans, n’en revient pas. « J’étais en queue de cortège, je n’ai pas tout de suite compris ce qui se passait. On avait prévu de rejoindre Charles-de-Gaulle quand j’ai vu tout le monde se mettre à courir vers le Mercure. J’ai appelé un copain qui m’a confirmé que des supporters de foot provoquaient les manifestants. »
Contrairement à de nombreuses rencontres sportives au Stade Rennais, la préfecture n’a pas classé ce match comme risqué et n’avait pas interdit le port de maillots ou d’écharpes.
Le cortège a ensuite repris sa route, au son de slogans anti-police moins raffinés.


