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mercredi 7 octobre 2026
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Des nouvelles de nos politiques : Savignac , Compagnon, Appéré, Mesmeur et Togni à la une

La politique locale est parfois plus intéressante que celle pratiquée sur les plateaux TV. À Cesson-Sévigné, Jean-Pierre Savignac savoure sa victoire devant le tribunal administratif. À Rennes, Charles Compagnon et Jelle Lemaitre s’expriment sur le blocage de Rennes 2, tandis que Nathalie Appéré veut ouvrir des espaces de dialogue avec les lycéens. Marie Mesmeur, elle, occupe plus que jamais le terrain. Et du côté du RN, le nom de Luca Togni commence à circuler. Tour d’horizon.

La rose réussit à la droite.  À Cesson-Sévigné, le maire Jean-Pierre Savignac respirer. Le tribunal administratif de Rennes a rejeté le recours introduit par ses opposants, Yann Cougard et plusieurs élus de la liste « Cesson-Sévigné, solidaire et écologique », contre les résultats des municipales. Son opposition avait notamment pointé plusieurs arguments : l’utilisation du magazine municipal, plusieurs inaugurations, le grammage du papier utilisé pour le programme jusqu’à la distribution des roses. Le tribunal a écarté ces différents griefs, en considérant qu’aucun motif n’était susceptible de remettre en cause les résultats. Yann Cougard et ses colistiers devront verser solidairement 1 000 euros à Jean-Pierre Savignac et à ses colistiers. 

Cessons…la polémique. Jean-Pierre Savignac ne boude évidemment pas son plaisir. Dans un communiqué, son équipe estime que le temps est désormais venu de revenir « au débat sur ce qui compte pour nos habitants ». « Nous n’avons jamais douté d’avoir fait les choses dans le respect des règles démocratiques », assure le maire. Lequel déplore le « temps » et « l’énergie » consacrés à cette procédure. Le 15 mars, la liste du maire avait obtenu 66,92 % des suffrages et 28 sièges, contre 33,08 % et cinq élus pour celle de son adversaire.

Compagnon veut débloquer Rennes 2.  À Rennes, le mouvement d’opposition Vivre Rennes profite de la crise à Rennes 2 pour avancer ses propositions sur l’université. L’un des colistiers universitaire, Jelle Lemaitre, conseiller municipal, demande la levée du blocage et la reprise des cours, de la recherche et des activités sur le campus. Pour lui, une assemblée générale peut exprimer des revendications, mais ne saurait représenter à elle seule toute la communauté universitaire. Charles Compagnon réclame lui un dialogue avec les représentants élus des étudiants et des personnels. Il souhaite davantage d’autonomie pour les universités, des financements pluriannuels, une participation accrue des étudiants et une amélioration des conditions de vie universitaire. De là à ce qu’il descende dans la rue aux côtés des militants de l’Union pirate ! 

Appéré se tourne, elle, vers les lycées !  Après plusieurs journées de mobilisation lycéenne, la maire PS Nathalie Appéré lance de son côté un dispositif destiné à recueillir la parole des jeunes. Une quinzaine d’équipements de quartier doivent accueillir des temps d’échange avec des professionnels de la jeunesse et des élus. Des cahiers sont également ouverts et une contribution en ligne est proposée par la Fabrique citoyenne. À l’issue de la semaine, la maire prévoit de rencontrer des représentants des jeunes.  Les mauvaises langues trouveront peut-être l’initiative un peu tardive. Il est vrai que, sur le terrain de la mobilisation, Marie Mesmeur avait pris quelques longueurs d’avance. La députée LFI s’était notamment rendue auprès des manifestants dès les premières journées du mouvement, quand la maire avait surtout fait entendre sa condamnation des violences. 

Marie Mesmeur, partout ou presque.  La députée insoumise Marie Mesmeur ne ménage pas ses déplacements. Marchés, manifestations étudiantes, conseil municipal : la députée LFI occupe le terrain. Ce lundi encore, elle interpellait la majorité municipale sur les quelque 150 personnes installées sous des tentes à Beauregard. Son nom s’est également retrouvé mêlé à un autre épisode pour le moins insolite, cette fois autour de militants contrôlés par les forces de l’ordre à Rennes 2 et ramenés manu-militari à l’hôtel de Police. Or selon les informations recueillies par RIA, lors de leur interrogatoire, deux d’entre eux auraient reçu un appel de la députée en personne sous les yeux médusés des enquêteurs. Ce point n’a pas pu être confirmé à ce stade par la police. Mais sur les réseaux sociaux, le Jarl, influenceur classé à droite, s’est emparé de l’anecdote pour suggérer une proximité entre l’élue et les militants. Une chose est certaine, la députée était encore récemment étudiante à Rennes 2. Elle n’a pas souhaité réagir à nos questions.

Luca Togni bientôt de retour ? Un nom circule de nouveau dans les conversations politiques : Luca Togni, ancien patron de la sécurité publique en Ille-et-Vilaine. Lors des dernières municipales rennaises, il figurait en troisième position sur la liste RN conduite par Julien Masson. Selon une information parvenue à RIA, Luca Togni envisagerait une nouvelle candidature aux législatives, d’où ces apparitions sur le marché du Blosne. À ce stade, l’information reste à confirmer. Il pourrait être opposé à l’insoumise Marie Mesmeur. Cela pourrait faire des étincelles lors des prochains débats!

Le RN voit rouge devant « Mathilde est députée ». Autre sujet de crispation, cette fois au conseil régional. Le RN s’en prend au financement public du film « Mathilde est députée », consacré à Mathilde Hignet, députée LFI de la 4e circonscription d’Ille-et-Vilaine. Gilles Pennelle, président du groupe RN à la Région, et Elouan Racineux, conseiller municipal de Guichen, le dénoncent dans un communiqué. « Plusieurs dizaines de milliers d’euros d’argent public ont été attribués au projet». Tous deux assimilent le film à un « clip de campagne de la France insoumise » et demandent des comptes à Loïg Chesnais-Girard. Les deux élus mettent notamment ce financement en parallèle avec la baisse annoncée des aides régionales aux syndicats agricoles. Une manière, aussi, de ramener la bataille politique sur les terres de Mathilde Hignet, elle-même agricultrice et élue dans une circonscription largement rurale. Entre les Insoumis et le RN, peu de chances que l’on comptera les bouses à la fin de la foire ! 

À Rennes, on retourne à l’école… politique.  Il n’y a pas que les lycéens qui font leur rentrée. Rennes Commune ouvre sa propre école politique, sobrement baptisée « L’EP ». Pas de maths, pas de physique-chimie : ici, le programme affiche antiracisme, féminisme, écologie populaire et fonctionnement des institutions. Le tout est gratuit et destiné en priorité aux jeunes des quartiers populaires de Rennes Métropole. Aux commandes, Ulysse Rabaté et Rennes Commune, qui veulent « armer intellectuellement la jeunesse ». Le vocabulaire est martial, mais les armes seront surtout des cahiers et des idées : les élèves sont convoqués tous les dimanches après-midi pour trois heures de cours. Au tableau, des universitaires, militants et responsables politiques. La députée communiste Elsa Faucillon, le militant antifasciste Hazem el Moukaddem et la sociologue féministe Hanane Karimi font partie des premiers noms annoncés. Quant à l’orientation idéologique, pas besoin d’attendre le conseil de classe pour la découvrir : le communiqué promet des « thématiques larges de gauche ». 

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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