18 C
Rennes
jeudi 30 avril 2026
AccueilActualitésDes news de nos politiques

Des news de nos politiques

Une étudiante en environnement. « Forte d’un millier de salariés, riche d’un budget de 3,5 milliards d’euros, l’Ademe, ex-Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie devenue Agence de la transition écologique, « engagée depuis trente ans dans la lutte contre le changement climatique et la dégradation des ressources », ne mégote pas sur les ressources humaines. Son antenne bretonne vient d’embaucher, en contrat de professionnalisation, une étudiante tout juste inscrite en master à Sciences Po Rennes. Signe particulier : l’élève a passé les 58 printemps. Il s’agit de Laurence Maillart-Méhaignerie, députée d’Ille-et-Vilaine élue en 2017, battue en 2024 et toujours patronne départementale de Renaissance », écrit Le Canard enchaîné dans sa dernière édition. Jusque-là, rien de spécial… il faut bien bosser ! Sauf que le journal ajoute insidieusement : « Bizarrement, son recrutement s’est effectué sans qu’aucun poste ait été ouvert et alors que d’autres candidatures d’alternants avaient été recalées, faute de places disponibles. Elle restera alternante jusqu’à la fin juillet, précédée par sa réputation. Il y a trois ans, le Canard avait révélé que l’élue, jugée acariâtre, avait usé 29 assistants en cinq ans d’Assemblée. Il va y avoir du tri sélectif à l’Ademe… » Pas de réchauffement prévu entre le Canard et l’ex-élue.

Le RN, fusil à deux coups ! « Carole Gandon et Charles Compagnon, tous deux leaders de l’opposition, se lancent ensemble dans la campagne des municipales. «Ils vont devoir maintenant assumer les huit années de Macronie au pouvoir qui, comme la municipalité PS-EELV-PCF, auront fait beaucoup de mal à Rennes », écrit le RN en commentaire de notre article sur leur sujet, ironisant sur leur « rassemblement historique ». Pour l’heure, le Rassemblement national n’a pas encore rassemblé suffisamment de monde (selon nos dernières infos) pour lancer une liste…

Un élu en colère. Adjoint au maire chargé de l’urbanisme, Marc Hervé (PS) a la réputation d’être un homme de dossier. « Il sait être à l’écoute », explique un avocat rennais. Mais au conseil, ses interventions sont toujours très techniques, « limite technocratiques », selon un observateur éclairé. Mais, pour une fois, il a changé de ton. Il est sorti de ses gonds, au conseil municipal, sur la démolition du parking municipal, avec pour une fois le sens de la formule. « Avec l’opposition, ce n’est jamais le bon moment, jamais le bon budget, jamais la bonne méthode. Et à la fin, on sait ce que c’est : l’immobilisme. C’est l’immobilisme qui mènera l’ensemble de la collectivité dans le mur climatique. Nous, nous faisons le choix de l’ambition. » Comme quoi la spontanéité a du bon…bien loin des interventions écrites souvent par des adeptes de la novlangue !

Le pire moment. « Avec mon groupe, depuis le début, on était intimement convaincus que cet espace, les quais de Vilaine, nécessitent des aménagements. C’est vraiment le cœur battant de notre centre-ville et même de notre métropole, donc c’était évidemment légitime de réfléchir à un projet », assure Carole Gandon (Révéler Rennes). « Mais là, la manière dont ce projet est porté, je considère que c’est le pire projet, réalisé de la pire façon et au pire moment. Ce dossier est le fruit d’une espèce de petite cuisine partisane pour faire plaisir aux alliés écologistes de la maire, au mépris du bon sens et des réalités économiques de l’ensemble du territoire. » 

Le bal des hypocrites. « Durant les dernières manifestations, on a encore eu des feux, on a encore eu des dégradations, on a eu un bus qui a brûlé sous un pont », dénonce Charles Compagnon, leader de l’opposition. « Sur toutes les chaînes d’info maintenant, il y a deux villes dont on parle : Paris et Rennes. Nous sommes dans le bal des hypocrites quand on feint de ne pas voir ! Nous sommes dans le bal des hypocrites quand une maire condamne ces violences et qu’en même temps, une de ses collègues, envoie sur Instagram des conseils aux émeutiers pour se sortir d’une garde à vue. »

Palestine ou affaires municipales. L’article L2121-29 de la loi 96-142 du 21 février 1996 du code général des collectivités locales est clair : le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune. « Les Rennais n’en peuvent plus que les débats municipaux soient confisqués par des polémiques nationales ou internationales », a tenu à préciser le leader de l’opposition, Charles Compagnon, lors d’une conférence de presse. Ce lundi 22 septembre, les élus rennais ont en effet passé près d’une heure à débattre du sort des Palestiniens. L’occasion d’ailleurs pour Charles Compagnon de lancer une pique contre la maire. « Avec le drapeau palestinien sur le balcon de l’hôtel de ville, vous avez franchi une ligne rouge. Vous avez choisi votre camp, celui des insoumis et du désordre républicain, même pour une journée. »

En réponse, la maire a tenu à s’exprimer au milieu de nombreuses interventions de sa majorité. « Le monde ne peut pas se taire devant ce qui se passe à Gaza. En ce jour historique, nous avons souhaité, en plein accord avec les formations politiques de notre majorité municipale, faire flotter le drapeau de la Palestine sur le fronton de notre hôtel de ville pour exprimer notre soutien à la démarche de reconnaissance engagée au nom de la France par le président de la République. Ces polémiques que certains, sur les bancs de notre Assemblée, ont souhaité alimenter tout le week-end sur des chaînes d’extrême droite sont en réalité bien secondaires. L’essentiel, c’est la solidarité envers les populations civiles qui sont les premières victimes des crimes de guerre — qu’elles soient israéliennes (et nous avions ici condamné avec la même force l’effroyable tuerie perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023), palestiniennes ou libanaises. Cette terrible souffrance exige de l’ensemble des élus d’être dans la retenue et la responsabilité. C’est cela, l’histoire de Rennes. »

En mer vers la Palestine. Avec plusieurs flottilles humanitaires, la députée insoumise Marie Mesmeur a pris la mer pour « briser le blocus israélien » qui affame les Palestiniens. « Nous ne pouvons rester impuissants face à tous ces morts. Je suis une militante de la paix, pour la vie. » On peut être d’accord ou non avec cette « croisée » des temps modernes, mais elle a au moins le mérite de joindre le geste à la parole dans sa mission d’élue nationale !

Cela va être difficile. Carole Gandon et Charles Compagnon espèrent un ralliement de Thomas Rousseau (Les Républicains) pour proposer une alternative crédible et désirable. « Thomas Rousseau a formulé des propositions qui sont extrêmement proches de ce que nous défendons depuis très longtemps », indique Carole Gandon. « Je n’ai aucun problème avec le programme qu’il porte. Il le sait. Dans son équipe, il dispose de militants avec qui nous sommes tout à fait en capacité de travailler. Il a envie d’agir et donc il a eu besoin de se faire connaître. C’est complètement légitime. Mais là, le temps maintenant de la responsabilité arrive et on espère qu’on va pouvoir aboutir à cette alliance, à ce rassemblement qui n’est pas une fusion. » Après la fusion, l’ébullition ?

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

// Dernières nouvelles publiées

Dégradations au cimetière Saint-Jacques : un suspect interpellé

Un individu âgé de 29 ans suspecté d’être à l’origine des dégradations commises au cimetière Saint-Jacques a été interpellé ce mercredi 29 avril, à...
- Advertisement -
- Advertisement -

// Ces articles peuvent vous intéresser