À Rennes, la campagne municipale s’est achevée depuis quelques jours. Enfin, en théorie. Dans les faits, une partie de l’opposition semble avoir du mal à décrocher. Elle a décidé de prolonger l’exercice pour la bonne cause (saluer ses électeurs) ou pour ne pas disparaître trop vite du paysage. Thomas Rousseau, secrétaire départemental des Républicains et président de Rennes à Droite, crédité de 6,30 % des voix au premier tour, a ainsi lancé une campagne d’affichage pour remercier ses 4 700 électeurs. « La droite rennaise continuera de défendre nos idées jusqu’au bout », pouvait-on lire dans la capitale bretonne sur les panneaux électoraux. Autre style du côté de Charles Compagnon (Vivre Rennes), crédité de plus de 36 % au second tour. Vendredi dernier, il s’est rendu au marché de Villejean avec Carole Gandon et plusieurs membres de sa liste. « Bizarrement, passé l’élection, il n’y avait plus aucun autre concurrent», a souligné Charles Compagnon. La droite et le centre droit devront désormais patienter sept ans pour espérer conquérir la mairie de Rennes, dévolue pour la troisième fois consécutive à la socialiste Nathalie Appéré. D’ici là, reste une question : sauront-ils enfin se rassembler dès le premier tour ?


