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AVEC LE PARKING DE LA VILAINE, LA VIE POLITIQUE RENNAISE N’EST PAS UN FLEUVE TRANQUILLE 

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Avec la démolition du parking de la Vilaine, les oppositions locales s’en donnent à cœur joie dans notre bonne ville. Encore une fois, elles ont rejailli, lors du dernier conseil municipal. Représentant le PS historique, Marc Hervé a reproché à Charles Compagnon (centre droit) d’imaginer Rennes à coups de pétition. À l’inverse, le leader de « Libres d’agir » accusait lui l’adjoint au maire, chargé de l’urbanisme, de pratiquer la « godille ».

Entre les deux hommes, un fossé d’incompréhension. Fort de 500 signatures de commerçants, Charles Compagnon demande de revoir ce projet, ou du moins de le reporter, en attendant une nouvelle politique de mobilité. Il veut du « répit » pour les échoppes du centre-ville. « Ils font face aux grandes plateformes d’e-commerce. Ils ont subi des vagues de manifestations souvent violentes, puis la crise du Covid. Nous ne sommes pas encore sortis de la pandémie que maintenant c’est la guerre et ses conséquences qui frappent à la porte. Je ne sais pas si tout le monde réalise l’envergure de ce chantier… » 

Cette pétition n’était pas marquée du sceau de la sincérité », assure Marc Hervé. 

Sur l’autre rive… politique, les élus se drapent dans leur légitimité électorale. « Avec vous, monsieur Compagnon, ce n’est jamais le même moment, la bonne méthode. On commence à comprendre comment vous fonctionnez. Cette inquiétude des commerçants, personne ne le découvre. Elle est justifiée. Mais nous ne pouvons pas empêcher de faire évoluer la ville. » Un projet défendu par les écologistes : « Ce secteur de la république va faire peau neuve. Libérée de sa chape de béton, la Vilaine circulera de nouveau à l’air libre. Ce sera un tournant majeur pour notre cité », explique Valérie Faucheux.

« La dalle de la Vilaine ne sera pas démolie contre eux, encore moins contre leur chiffre d’affaires », ajoute-t-elle. « Depuis les années 80, c’est le même refrain éculé (no parking-no business). Or, avec nos deux lignes de métro, ce sont plus de 4000 emplacements de voitures disponibles dans les parkings relais. Nous militons sur la place de la République et aux abords pour un grand cœur de ville apaisée. L’auto-solisme n’est plus la solution pour faire venir une clientèle dans le centre-ville. »

Y a-t-il le gentil jury de citoyens et les méchants commerçants ? Y a-t-il les élus clairvoyants et les commerçants qui ne comprennent rien ? Charles Compagnon.

Entre les deux camps politiques opposés, En Marche tente de poser une voie médiane. « Notre vote n’est pas un blanc-seing. Mais il est une approbation avec réserves, qui nous engage à suivre avec la plus grande vigilance la mise en œuvre de ce chantier emblématique pour l’avenir de notre ville, » explique Antoine Cressard. L’élu souhaite élargir la « capacité du parking de Kléber (120 places supplémentaires) et la réflexion sur l’aménagement des quais » jusqu’au Musée des Beaux-Arts.  Mais de ces propositions, Marc Hervé n’en a visiblement cure. Il pense pouvoir se satisfaire des 300 nouvelles places du parking de l’hôtel-Dieu, des trambus et de la future ligne du métro pour faire venir la clientèle dans le coeur de la capitale bretonne. 

Pas de quoi enthousiasmer Loïck Le Brun, représentant du centre droit. « Il est toujours assez gênant de prendre des leçons de commerce par des gens qui n’ont jamais tenu une boutique. La façon dont vous avez balayé l’avis de 500 commerçants de votre ville est assez caricaturale. Nous n’avons jamais dit que nous refusions la suppression des 500 places. Ce qui a été demandé, c’est du temps. » 

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jean-christophe collet

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