Au lendemain du meurtre commis dans le Blosne, où un homme d’une vingtaine d’années a été retrouvé criblé de balles dans une Twingo, la maire, Nathalie Appéré, a réagi depuis les locaux de la préfecture. L’élue n’a pas masqué la gravité de la situation. « Chaque épisode est traumatisant, angoissant et un épisode de trop », a-t-elle déclaré d’entrée sous les questions pressantes des journalistes.
Nous sommes déterminés à continuer à ne rien lâcher », Nathalie Appéré.
Contre le trafic des stupéfiants, la maire exige une « mobilisation totale ». Très tôt, ce matin, elle a rencontré le nouveau préfet, Franck Robine. Elle salué devant lui « la très forte implication » des services de police et de justice pour lutter contre le fléau du narcotrafic. Mais encore une fois, la maire de Rennes a demandé du renfort. « Le phénomène des règlements de comptes et des luttes de territoire n’est pas uniquement rennais,. Pour autant, au regard de ce qu’a été la montée grave et rapide de ces violences sur Rennes, nous avons besoin que les effectifs puissent accompagner la réalité de la menace (…). Le préfet connaît les rouages du ministère de l’Intérieur, ce qui pourrait être utile dans les semaines et les mois qui viennent.»
Interrogée sur le maintien de la CRS 82 dans les quartiers, l’élue a insisté sur leur présence dans un contexte où la ville se prépare aux réjouissances de fin d’année. « Il y a plein de manifestations programmées dans les espaces publics rennais, pour les fêtes de Noël : des goûters d’enfants, des défilés du père Noël. Ces moments majeurs, positifs doivent, se dérouler dans des conditions de sûreté adaptées. Il faut des effectifs de sécurisation de voie publique. Il y a eu l’arrivée rapide de la CRS 82, une partie de la CRS 43, c’est essentiel».
Mais face aux trafiquants, la maire veut bien plus. Elle a souligné la nécessité d’une présence policière visible et durable. « Avoir cette présence permanente, avoir par ailleurs des policiers nationaux sur l’espace public, à pied, autant que des enquêteurs pour remonter les filières, c’est vraiment un impératif. J’appelle chacun à maintenir la cohésion institutionnelle et l’action continue afin de venir à bout de ces mafias internationales, ici comme ailleurs ».


