Samedi 12 avril 2025, la scène « free party » est descendue dans la rue, partout en France. À Rennes comme dans plus de 25 villes en France, des milliers de manifestants ont défilé pour défendre leur droit à faire la fête librement, dénonçant la « répression croissante » de leurs événements par les autorités.

À Rennes, où le rassemblement était approuvé par la préfecture, le rendez-vous était donné à 14 h sur l’esplanade Charles-de-Gaulle. Une remorque équipée d’un mur de son a lancé le cortège, dans une ambiance festive et déterminée. Plus d’un millier de personnes ont défilé dans le centre-ville, à la manière d’une technoparade, lancée sur les réseaux sociaux, notamment par Tekno anti Rep BZH, un collectif breton.
Dans d’autres endroits en France la police a compté 1 600 personnes à Marseille, remontant la Canebière derrière plusieurs camions-sono, en direction de la préfecture. « On vient témoigner pour montrer aux gens ce qu’est le mouvement « free party », et aussi contre la répression et les violences des forces de l’ordre », explique Paul, 24 ans, aux micros de France Info.
En toile de fond de la colère, une proposition de loi anti-free ! Cette dernière n’est pas encore inscrite à l’ordre du jour du Parlement. Mais elle prévoit de criminaliser l’organisation et la participation à des free parties : jusqu’à six mois de prison, confiscation de matériel, amendes pour les participants.
Les revendications des manifestants portent avant tout sur le respect des libertés individuelles, la fin des saisies abusives, la possibilité de déclarer légalement les événements, et la reconnaissance de la culture tekno comme légitimes. Un comité de veille s’est constitué, rassemblant associations, collectifs de défense et soutiens du mouvement.


