Mère de deux enfants, Stéphanie Monfermé, 49 ans, a été tuée dans son commissariat de Rambouillet, ce vendredi 23 avril dernier, par l’obscurantisme et par la barbarie d’un seul homme. Pour lui rendre hommage, une cinquantaine de policiers s’est réunie devant l’Hôtel de Police pour respecter une minute de silence à l’appel de syndicats policiers.
Encore une fois, les visages étaient tristes chez les policiers pour la plupart habillés en civil. « Nous nous rassemblons pour ne pas oublier notre collègue, » a proclamé une policière, lors d’une brève allocution. « Femme discrète, Stéphanie a été lâchement poignardée à la gorge tandis qu’elle changeait son disque de stationnement devant le commissariat. Cet attentat est le symbole de notre institution meurtrie. »
Elle n’était pas armée, elle travaillait dans les bureaux. Elle était censée être à l’abri des dangers du terrain », confie une policière.
La minute de silence écoulée, une femme s’est approchée pour remettre un bouquet de fleurs aux policiers afin de leur témoigner son soutien. Une minute de silence a été aussi respectée au conseil municipal de Rennes, ce soir, en présence de nombreux élus.




