Un homme de 57 ans a été tué de deux coups de fusil, dans la nuit du 3 au 4 novembre 2026, à Argentré-du-Plessis, près de Vitré. L’auteur présumé des tirs, âgé de 62 ans, soupçonnait la victime d’entretenir une relation extraconjugale avec son épouse. Il aurait organisé son retour au domicile pour surprendre les deux amants. Mis en examen pour assassinat, il a été placé en détention provisoire.
Dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 novembre, peu avant minuit, des habitants d’Argentré-du-Plessis ont alerté la gendarmerie, après avoir entendu des cris et des détonations. À leur arrivée, les militaires ont découvert le corps sans vie d’un homme de 57 ans, atteint de deux blessures par arme à feu, au flanc droit et au thorax.
la victime a succombé à des tirs effectués à courte distance, le médecin légiste.
Sur les lieux, les gendarmes ont rapidement identifié un suspect. Cet homme de 62 ans, sans antécédent judiciaire, n’avait pas quitté les lieux. Placé en garde à vue, il a reconnu être l’auteur des coups de feu. Pour expliquer son geste, il a évoqué la liaison que la victime entretenait avec son épouse. Une relation dont il avait connaissance et qu’il ne supportait manifestement plus.
Les déclarations du sexagénaire ont permis aux enquêteurs de reconstituer le déroulement de cette soirée dramatique. Le suspect a reconnu avoir menti à sa femme en lui annonçant un déplacement professionnel, dans l’espoir qu’elle fasse venir son amant au domicile conjugal. En réalité, il était resté sur place et s’était dissimulé dans le jardin, dès le début de soirée, pour attendre l’arrivée de la victime.
Après avoir obtenu la confirmation de cette relation extraconjugale, il serait passé à l’acte au moment où l’homme de 57 ans quittait les lieux. Armé d’un fusil de chasse à canon scié et de munitions, il s’est dirigé vers la maison et a ouvert le feu. Un premier tir a atteint la victime dans le bas du dos. Le sexagénaire a ensuite rechargé son arme avant de tirer une seconde fois, cette fois au niveau du thorax. « L’arme du crime présumée a été retrouvée sur place. Plusieurs autres armes de chasse ont également été découvertes au domicile et saisies par les enquêteurs, » précise le procureur de la République, Frédéric Teillet.
Au cours de ses auditions, le suspect a reconnu avoir déjà menacé de tuer l’amant de son épouse si leur liaison se poursuivait. Il a toutefois affirmé ne pas avoir préparé son geste. Ce jeudi 5 novembre, le parquet de Rennes a ordonné son défèrement devant un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Rennes. L’homme a été mis en examen pour assassinat. Conformément aux réquisitions du parquet, le juge des libertés et de la détention a ordonné son placement en détention provisoire. L’information judiciaire devra désormais préciser les circonstances exactes du drame et déterminer dans quelle mesure ce passage à l’acte avait été anticipé.


