Au terme d’une rencontre longtemps verrouillée, le Stade rennais et l’Olympiakos se sont séparés sur un nul (0-0), ce mercredi 4 novembre, au Roazhon Park. Trois jours après la lourde défaite à Nice, les Rouge et Noir ont surtout retrouvé une assise défensive face à une formation grecque jusque-là parfaite en Europa League.
Le coach rennais Franck Haise avait choisi d’aligner Brice Samba dans les buts, avec Reynolds, Rouault, Cresswell, Gonçalo Oliveira et Nagida en défense. Au milieu, Szymański, Thomasson et Camara accompagnaient les deux attaquants Al-Tamari et Dia. En face, l’Olympiakos se présentait notamment avec Ortega, Retsos, Carmo, Hezze, Fortounis et Bailey. Il donnait bien vite du fil à retordre aux locaux.
Première réussie dans le onze pour Gonçalo Oliveira, immédiatement plongé dans le grand bain européen.
Dès la 9e minute, Gustavo Puerta obligeait l’ancien international, Brice Samba, à intervenir dans un angle fermé. Rennes répondait peu après par une tête croisée de Charlie Cresswell sur corner, bien captée par Stefan Ortega (excellent, ce soir). À peine vingt minutes plus art, à la 28e minute, Szymański manquait le cadre de peu sur un coup franc excentré. Puis venait la plus grosse occasion rennaise du premier acte : à la 30e minute, Mousa Al-Tamari se jouait de son adversaire, frappait du gauche et trouvait le poteau après une parade d’Ortega.
A la 44e minute, les Rennais pensaient enfin ouvrir le score. Sur une action bretonne, Bruno Onyemaechi marquait contre son camp, mais l’arbitre, très contesté par le public, annulait le but pour une position de hors-jeu, confirmée par la VAR. À la pause, les deux équipes retournait au vestiaire après une première période animée, mais vierge au niveau du score.
Al-Tamari et Rongier tout près de faire basculer le match
En seconde période, Rennes revenait avec davantage d’intentions. À la 49e minute, Bryan Reynolds ne trouvait pas le cadre. Mais l’Olympiakos se montrait lui aussi dangereux. A la 68e minute, Gelson Martins plaçait une tête sans danger pour Samba, avant que Yaremchuk ne manque de précision, deux minutes plus tard.
Encore une fois, à la 73e minute, Al-Tamari traversait la défense grecque dans une longue course solitaire, mais manquait de lucidité au moment de conclure. On se dirigeait vers une fin de match tranquille, hormis un temps fort à la 90e minute. Valentin Rongier déclenchait une lourde frappe, repoussée miraculeusement du bout du gant par Ortega. « J’ai bien aimé notre match d’une manière générale, notre état d’esprit, notre solidité. C’est un bon point», explique Franck Haise.
Les médias grecs ne racontent pas tout à fait le même match. Le site sportif Gazzetta met en avant les 59 % de possession des Grecs, leurs douze tirs contre neuf pour les Rennais, ainsi que les arrêts de Stefan Ortega. Le site officiel de l’Olympiakos adopte lui une tonalité encore plus nette : le club du Pirée affirme avoir été supérieur et regrette que seul le but ait manqué à ses joueurs.
À Rennes, on retiendra plutôt une équipe qui, après le traumatisme niçois, a su fermer les espaces, résister à un adversaire expérimenté et préserver un point précieux. Avec six points en quatre rencontres, Rennes se hisse à la 12e place de la phase de ligue. Le SRFC demeure invaincu depuis cinq matches en Europa League. Prochain rendez-vous, le 26 novembre, sur la pelouse du NEC Nimègue.

Stade rennais : Samba ; Reynolds, Rouault, Cresswell, Gonçalo Oliveira, Nagida ; Szymański, Thomasson, Camara ; Al-Tamari, Dia. Remplaçants entrés en jeu : Rongier, Blas, Cissé, Mayenda. Olympiakos : Ortega ; Saliakas, Retsos, Carmo, Onyemaechi ; Hezze, Puerta ; Bailey, Gustavo Sá, Fortounis ; González. Remplaçants entrés en jeu : Pedersen, Tiknizyan, Gelson Martins, Yaremchuk, Chiquinho.


