Ils pensaient mettre la main sur des cryptomonnaies. Mais ils se sont trompés d’adresse ! Quatre jeunes hommes, âgés de 17 à 20 ans, ont été mis en examen après la séquestration d’une famille dans la région rennaise, le 22 août 2026. Trois ont été placés en détention provisoire et le quatrième incarcéré dans l’attente d’un débat judiciaire. Ce jeudi 5 novembre, le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, est revenu sur cette affaire.
Le 22 août dernier, une famille de la région rennaise est victime d’une expédition criminelle. Les individus qui s’en prennent à elle cherchent à s’emparer de cryptomonnaies. Mais leur opération tourne court pour une raison pour le moins surprenante. « Cette tentative n’avait pas abouti, les auteurs ayant fait erreur sur l’adresse ciblée », explique le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, dans un communiqué diffusé ce jeudi 5 novembre.
L’enquête, conduite sous l’autorité du parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes, permet de remonter jusqu’à quatre suspects. Le lundi 2 novembre, les gendarmes de la section de recherches et de la brigade de recherches de Rennes passent à l’action, avec le concours des pelotons de surveillance et d’intervention et de la compagnie de gendarmerie départementale de Rennes. Quatre personnes de nationalité française, âgées de 17 à 20 ans, sont interpellées. Elles sont principalement domiciliées en région parisienne, dans les départements de Paris, de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise, ainsi qu’à Montpellier.
Au cours de leurs auditions, les suspects ont reconnu leur participation aux faits. « Les 4 individus ont reconnu avoir participé à l’expédition au cours de leur garde à vue », précise Frédéric Teillet. L’enquête porte notamment sur des faits d’enlèvement et de séquestration en bande organisée, de vols et tentatives de vols en bande organisée, d’extorsion et de tentative d’extorsion en bande organisée, ainsi que de participation à une association de malfaiteurs. Le mercredi 4 novembre, les quatre suspects ont été présentés à un juge d’instruction et mis en examen. Trois d’entre eux ont été incarcérés dans ce cadre. Le quatrième est également incarcéré provisoirement, dans l’attente d’un débat prévu en début de semaine prochaine.
Les investigations mettent également en lumière le passé judiciaire de plusieurs protagonistes. « Deux mis en examen présentent des antécédents judiciaires, notamment pour des atteintes aux biens, et un troisième est déjà placé sous contrôle judiciaire dans une autre affaire pour des faits de violence », indique le procureur. Les faits reprochés sont passibles de lourdes sanctions. « Les mis en cause encourent une peine de 20 ans de réclusion criminelle, outre de fortes peines d’amendes délictuelles, ainsi que des peines complémentaires comme la confiscation de leurs biens ou l’interdiction de séjour en certains lieux », souligne Frédéric Teillet.


