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samedi 31 octobre 2026
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Une fin de manifestation sous haute tension autour de la gare

Après une manifestation relativement calme dans les rues de Rennes (voir notre article), ce samedi 31 octobre 2026, la situation s’est brusquement dégradée aux abords de la gare. Pendant près de trois heures, des groupes de manifestants ont affronté les forces de l’ordre, entre jets de projectiles, charges policières, gaz lacrymogènes et utilisation du canon à eau. À 18 h 32, la préfecture faisait état de 26 interpellations.

Tout avait pourtant commencé dans une relative tranquillité. Vers 15 h, après la dispersion du cortège principal sur l’esplanade Charles-de-Gaulle, quelques centaines de manifestants ont décidé de prolonger la mobilisation, en se dirigeant vers les Champs Libres, puis l’avenue Janvier. Mais devant le Théâtre national de Bretagne (TNB), ils se sont retrouvés face à un cordon de CRS, épaulé par un canon à eau.

Le face-à-face n’a pas tardé à dégénérer

Après les premiers jets de projectiles, les forces de l’ordre ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes qui ont repoussé les manifestants vers le haut de l’avenue. C’était le début d’un long après-midi de tensions, marqué par un jeu du chat et de la souris entre policiers et groupes hostiles. À 16 h 10, de nouvelles salves de lacrymogènes envahissaient la place de la Gare où de nombreuses personnes s’étaient réunies.

Vers 16 h 20, une accalmie semblait enfin se dessiner. Mais elle était de courte durée. Des dégradations sur la terrasse du Caliente provoquaient une nouvelle intervention policière.  À 16 h 35, des renforts policiers arrivaient pour disperser plusieurs groupes retranchés derrière des barrières de chantier. À 16 h 44, une nouvelle charge précipitait la fuite de nombreux manifestants, sous une pluie de gaz lacrymogènes.

Sous la pression policière, une partie des participants prenait la direction du pont Laënnec. Pendant ce temps-là, sur le haut du parvis, d’autres individus s’en prenaient aux CRS, qui s’employaient pour les faire reculer. Peu avant 17 h, deux véhicules blindés de la gendarmerie, des Centaure, faisaient leur apparition sur une place momentanément désertée. Mais leur présence n’a pourtant pas suffi à décourager les plus déterminés. À peine les forces de l’ordre avaient-elles repris position que de nouveaux groupes revenaient à la charge.

Dernière minute : les forces de l’ordre sont intervenues place Sainte-Anne, vers 20 h 45, pour disperser des manifestants. 

Vers 17 h, la place de la gare disparaissait une nouvelle fois sous les fumées. Etonnament, les policiers choisissaient alors de se repositionner au milieu de l’avenue Janvier, tout en faisant usage de gaz lacrymogènes pour maintenir les manifestants à distance. On espérait une accalmie. Mais la situation devenait critique au moment où une voiture de police était caillassée, vers 17 h 10. 

Douze minutes plus tard, à 17 h 22, de nouveaux affrontements ont éclaté devant le TNB. Cette fois, les forces de l’ordre ont utilisé le canon à eau pour disperser les groupes qui leur faisaient face. Vers 17 h 30, au moins deux personnes étaient interpellées sous les huées de manifestants. L’après-midi s’achevait, mais les tensions n’étaient toujours pas retombées. Une nouvelle opération de dispersion a notamment été menée boulevard de la Liberté.

Des barricades enflammées place Charles-de-Gaulle

À 18 h 32, alors que la nuit commençait à tomber, la préfecture indiquait que la situation générale était redevenue calme dans le centre-ville. Mais un dernier foyer de tensions persistait sur l’esplanade Charles-de-Gaulle. Selon les autorités, un groupe violent y avait édifié des barricades enflammées et lançait de nombreux projectiles sur les forces de l’ordre. Les policiers poursuivaient leurs opérations pour mettre fin à ces affrontements. À cette heure, 26 personnes avaient été interpellées, selon le bilan communiqué par la préfecture.

 

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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