La préfecture d’Ille-et-Vilaine a communiqué un nouveau bilan des violences survenues ce mercredi 30 septembre, en marge des blocages de lycées. Deux policiers et un gendarme ont été blessés. Quatorze personnes ont été interpellées.
La matinée a été particulièrement tendue à Rennes et à Tinténiac. En marge des mouvements de blocage des lycées, des policiers, des gendarmes et des sapeurs-pompiers ont été visés par des jets de pierres et de projectiles. Des agents des établissements scolaires et de simples passants ont également été pris pour cible, selon la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Des véhicules, des biens personnels et du mobilier urbain ont été dégradés.
Le bilan humain fait état de deux policiers et d’un gendarme blessés. Sans compter deux manifestants. Les forces de sécurité ont procédé à quatorze interpellations. La préfète de la région Bretagne et préfète d’Ille-et-Vilaine remercie « l’ensemble des policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers engagés ». Elle dénonce « avec fermeté ces violences inacceptables et dangereuses ».
La représentante de l’État met directement en cause « des individus recherchant systématiquement l’affrontement et se livrant à des actes de dégradation totalement gratuits ». Elle renouvelle enfin « son appel à la responsabilité de tous les acteurs » dans un contexte qui, souligne-t-elle, « met en danger les personnes ». La préfète condamne également « les propos qui relativisent ces violences. »
Représentant une grande majorité de policiers, le syndicat Alliance police nationale 35 dénonce une situation violente. « Depuis hier, les policiers rennais sont une nouvelle fois mobilisés en première ligne face à des situations de plus en plus tendues, notamment aux abords de plusieurs lycées. Les interventions engagées dans le cadre des blocages d’établissements scolaires ont été marquées par des jets de projectiles, des départs de feu et des violences visant les forces de l’ordre. Plusieurs collègues ont été blessés et de nombreuses interpellations ont été réalisées. »
Alliance Police Nationale 35 condamne fermement toutes les violences commises contre les policiers. «Qu’il s’agisse de jets de pierres, de projectiles, d’incendies ou de toute autre agression, rien ne peut justifier que des policiers soient pris pour cible dans l’exercice de leurs missions. Nous rappelons que les policiers présents aux abords des établissements scolaires sont là pour protéger les personnes, prévenir les violences et faire respecter la loi. Une mobilisation peut être entendue et encadrée. La violence, elle, ne peut jamais devenir un mode d’action. » Le syndicat souhaite un prompt rétablissement à ses collègues blessés et attenddes condamnations fermes sur les individus interpellés.


