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mercredi 30 septembre 2026
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feux, barricades et jets de projectiles devant le lycée Jean-Jaurès

Après Bréquigny et Jean-Macé hier, le mouvement de contestation s’étend ce mercredi 30 septembre à plusieurs lycées rennais. À Jean-Jaurès, lycée technique et professionnel du sud de Rennes, la matinée a rapidement dégénéré, entre feux de poubelles, barricades, jets de projectiles et intervention des forces de l’ordre.

Les premières tensions ont commencé dès l’heure d’entrée en classe. Vers 8 h, un feu s’est déclaré dans des poubelles devant les grilles de l’établissement. Immédiatement alertés, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes. Mais le calme a été de courte durée. Dans les rues voisines, des jeunes se sont mis à rechercher tout ce qui pouvait servir à alimenter de nouveaux feux ou à dresser des barricades.

Poubelles, barrières et pierres récupérées notamment aux abords des nombreux chantiers du secteur ont été rassemblées. Des riverains, parfois descendus en pyjama, observaient la scène, médusés, tout en tentant de récupérer leurs conteneurs. Vers 8 h 30, des effectifs de police ont été dépêchés sur place. À proximité du lycée, de nouveaux feux étaient déjà allumés tandis que des barricades commençaient à prendre forme.

Un grand chaos

À 9 h 05, les accès à Jean-Jaurès étaient bloqués. À leur arrivée en nombre, les renfortsont essuyé des jets de projectiles et des insultes. « Ça part dans tous les sens, même dans les fenêtres des maisons d’à côté », témoignait une personne présente dans le quartier. Vers 9 h 25, les forces de l’ordre ont répliqué aux jets de projectiles par des tirs de gaz lacrymogène avant de repousser les groupes présents. Leur intervention a permis aux pompiers de revenir éteindre les foyers.

À 9 h 30, les policiers avaient repris le contrôle des abords immédiats du lycée. Une partie des jeunes s’était alors regroupée du côté de l’église Saint-Yves et du Super U voisin, avec l’intention de bloquer les axes de circulation. Parmi eux circulait notamment le mot d’ordre d’aller récupérer des caddies du supermarché afin de dresser de nouveaux obstacles.

La tension ne se limite pas à Jean-Jaurès. À Mendès-France, Bréquigny et surtout Coëtlogon, où les événements étaient toujours en cours dans la matinée, des scènes similaires étaient signalées. D’après nos informations, des sapeurs-pompiers ont également été pris pour cible à Bréquigny : le pare-brise d’un de leurs véhicules de secours a été brisé par des projectiles. La situation reste évolutive.

«Plusieurs actions de blocage de lycées ont été constatées ce matin dans l’agglomération rennaise, confirmait la préfecture, dans un communiqué. Des feux de poubelles ont été allumés et des barricades ont été érigées par des individus qui ont pris à partie les forces de sécurité et les sapeurs-pompiers. Comme les policiers, les sapeurs-pompiers ont fait l’objet de nombreux jets de projectiles.»

«Ces actes sont irresponsables et dangereux, ajoutait la préfecture. La préfète de la région Bretagne, préfète d’Ille-et-Vilaine, dénonce ces violences inadmissibles et appelle à chacun à la responsabilité pour la sécurité de tous. Elle salue la réactivité des forces de police qui interviennent avec efficacité depuis tôt ce matin face à ces débordements. Elle remercie également les sapeurs-pompiers engagés dans des conditions particulièrement difficiles.» Le portait du lycée de Bréquigny aurait été également cassé. Certaines sources chiffrent le préjudice à 100 000 euros. Plus d’informations à venir avec Julien Moreau, présent sur place. 

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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