L’enquête sur l’enlèvement d’une mère de famille et de ses deux enfants, survenu en décembre 2025 à Laillé, vient de connaître une nouvelle avancée. Quatre hommes ont été mis en examen. Deux ont été placés en détention provisoire. Ils sont soupçonnés d’avoir en partie commandité les faits alors qu’ils étaient déjà incarcérés.
L’affaire avait profondément inquiété à quelques jours de Noël. Le 22 décembre 2025, Rennes Infos Autrement racontait dans un article intitulé « Dans le bois : un enlèvement inquiétant d’une famille » comment une mère de 29 ans et ses deux enfants, âgés de 5 et 9 ans, étaient parvenus à demander de l’aide auprès de riverains près de Montfort-sur-Meu.
La veille, le 21 décembre, la jeune femme et ses enfants avaient été enlevés à Laillé, avant d’être conduits dans la forêt de Montfort-sur-Meu. La mère avait expliqué avoir été ligotée dans le bois avec ses enfants. Tous trois avaient finalement pu être pris en charge par les secours. Ils ne présentaient pas de blessures.
À l’époque, le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, avait confirmé à Rennes Infos Autrement l’ouverture d’investigations pour des faits particulièrement lourds : enlèvement, séquestration et extorsion en bande organisée, ainsi que participation à une association de malfaiteurs. L’enquête avait été confiée à la brigade de recherches de Montfort-sur-Meu, avec le soutien de la section de recherches de Rennes.
Neuf mois plus tard, le dossier vient de connaître un nouveau développement. À partir du 8 septembre 2026, une opération judiciaire a été menée par la section de recherches de Rennes dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après les faits.
De nouvelles interpellations ont été réalisées sous la direction du magistrat instructeur. Quatre hommes ont été mis en examen le 10 septembre. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire.
Mais le parquet révèle surtout un élément particulièrement marquant : ces deux suspects auraient participé à la préparation de l’opération alors qu’ils se trouvaient déjà derrière les barreaux. Il leur est reproché d’avoir « commandité pour partie les faits depuis leur lieu d’incarcération ». Ils étaient alors détenus dans le cadre d’autres procédures.
À ce stade, aucun élément communiqué par le parquet ne permet d’établir un lien avec les cryptomonnaies. Les faits évoqués relèvent d’un enlèvement, d’une séquestration, d’une extorsion en bande organisée et d’une association de malfaiteurs. Le mobile et les éventuelles sommes réclamées ne sont pas précisés dans les informations disponibles.
Ces nouvelles mises en examen ne sont pas les premières. En juin 2026, plusieurs interpellations avaient déjà abouti à la mise en examen de trois personnes, avec des placements en détention provisoire et sous contrôle judiciaire.
L’information judiciaire se poursuit désormais pour déterminer le rôle précis de chacun dans cet enlèvement et cette séquestration préparés, selon les soupçons de la justice, jusque depuis l’intérieur d’une prison.


