L’Université de Rennes conserve sa place parmi les 500 meilleures universités mondiales dans le classement de Shanghaï 2026. Elle figure dans la tranche 401-500 et se situe entre les 15e et 17e rangs français. Rennes 2, en revanche, n’apparaît pas dans le top 1 000. Un résultat à replacer dans un palmarès toujours dominé par les États-Unis, mais où la Chine avance à grands pas.
Rennes tient son rang. Dans l’édition 2026 du très observé classement de Shanghaï, dévoilée ce samedi 15 août, l’Université de Rennes apparaît entre la 401e et la 500e place mondiale. Elle se situe ainsi entre les 15e et 17e rangs français. L’établissement rennais figurait déjà dans cette même tranche en 2025.
L’autre grande université rennaise, Rennes 2, ne figure pas parmi les 1 000 établissements publiés dans le classement général 2026. Une absence qui doit toutefois être relativisée au regard des critères retenus par Shanghaï : très orienté vers la recherche scientifique, les publications internationales, les chercheurs les plus cités et les distinctions comme les prix Nobel ou les médailles Fields, le palmarès favorise davantage certaines disciplines scientifiques. Les sciences humaines et sociales, particulièrement présentes à Rennes 2, y sont moins valorisées.
À l’échelle de l’Ouest, l’Université de Rennes devance plusieurs de ses voisines. Nantes Université se situe entre les 601e et 700e places (ce qui va combler notre chauvinisme rennais!) L’Université de Bretagne occidentale, à Brest, fait en revanche son entrée dans le classement dans cette même tranche 601-700. L’Université d’Angers apparaît, elle, entre les 701e et 800e positions.
Paris-Saclay reste la locomotive française
Au niveau national, la France conserve 27 établissements parmi les 1 000 retenus. Quatre figurent dans le top 100. Paris-Saclay reste très loin devant avec une 13e place mondiale, qui en fait la première université non anglo-saxonne du classement. Paris Sciences et Lettres gagne une place et se hisse au 33e rang. Sorbonne Université recule de la 43e à la 55e position, tandis que Paris Cité progresse de la 60e à la 57e.
Deux universités françaises apparaissent pour la première fois parmi les 1 000 : Bretagne occidentale et Angers. À l’inverse, l’INSA Toulouse et Paris-Est Créteil disparaissent du tableau. Sur les 25 établissements déjà présents en 2025, treize ne changent pas de tranche, quatre progressent et huit reculent.
Tout en haut, rien ou presque ne bouge. Harvard reste numéro un devant Stanford et le MIT. Cambridge est quatrième, Berkeley cinquième. Princeton, Oxford, Columbia, Chicago et Caltech complètent un top 10 entièrement américain ou britannique.
Mais la poussée chinoise devient de plus en plus visible. La Chine compte désormais 234 universités parmi les 1 000 classées, contre 187 pour les États-Unis. Seize établissements chinois figurent dans le top 100. Tsinghua pointe notamment au 18e rang, Pékin au 22e et Zhejiang au 24e.
À Rennes comme ailleurs, ce classement doit donc être lu avec précaution. Créé en 2003, il repose essentiellement sur la puissance scientifique des établissements : prix Nobel et médailles Fields, chercheurs très cités, publications dans Nature et Science ou encore nombre d’articles scientifiques référencés. Il ne mesure ni la qualité de vie étudiante, ni l’insertion professionnelle des diplômés, ni véritablement la qualité de l’enseignement.
Pour Rennes, le verdict 2026 présente donc deux réalités différentes : l’Université de Rennes demeure installée parmi les 500 établissements les mieux classés de la planète, tandis que Rennes 2 reste en dehors du top 1 000 de Shanghaï. Un écart qui illustre aussi les limites d’un classement où toutes les disciplines universitaires ne partent pas avec les mêmes armes. Source : Le Monde, « Dans le classement de Shanghaï 2026, la France se maintient et la Chine progresse », 15 août 2026.


