Après une nouvelle dégradation de son véhicule, l’élue départementale et municipale (LFI) Régine Komokoli prend la parole. Elle dénonce le racisme et le harcèlement quotidien qu’elle subit.
« Samedi soir, encore, ma voiture a été forcée dans un parking privé. Tout est tourné, fouillé, violé », déclare l’élue La France insoumise, Régine Komokoli. Samedi 8 août, elle a constaté que son véhicule avait été saccagé, en présence de ses enfants. Épuisée, elle déclare sur son compte Instagram : « Je ne sais pas si c’est lié, mais quand depuis des semaines, tu reçois des messages racistes, des intimidations, des menaces à peine déguisées, le doute n’est plus un hasard. Il devient une inquiétude. »
L’élue réclame plus de protection et rappelle qu’elle se bat chaque jour pour les quartiers et les minorités. « Je suis élue de la République. Je suis une femme noire. Je suis une mère (…) . Je suis fatiguée d’avoir à prouver que j’ai ma place. Fatiguée de devoir encaisser en silence ce que d’autres ne vivront jamais. À celles et ceux qui font ça : arrêtez. Ce n’est pas un jeu, c’est une violence. C’est une stratégie d’intimidation et ça détruit. »
L’intimidation ne la fera pas taire
Régine Komokoli, bien qu’épuisée de devoir encaisser ces menaces, prévient : « Oui, j’ai peur. Mais vous ne me ferez pas taire. Parce que derrière moi, il y a des femmes, il y a des mères isolées, il y a des quartiers qu’on veut invisibiliser. Et moi, je suis là pour ça. Je ne reculerai pas. »


