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un 1er mai dense entre revendications sociales, inquiétudes et appels à la paix

Ce vendredi 1er mai 2026, plusieurs milliers de personnes ont défilé à Rennes pour la traditionnelle fête des travailleurs. Cette année, ce midi, le cortège s’est élancé depuis le quartier du Blosne, derrière un tracteur de la Confédération paysanne, symbole d’un ancrage revendiqué dans les territoires. Syndicats, collectifs, partis politiques (Insoumis, écologistes, PCF, NPA) et simples citoyens ont convergé dans une ambiance festive mais déterminée.

Sur les banderoles, les messages étaient nombreux et sans ambiguïté : « De l’argent pour l’hôpital, pas pour le capital », « Pour la paix et la justice sociale », ou encore « Contre l’extrême droite, unité et solidarité ». Certaines pancartes, plus spontanées, traduisaient aussi une exaspération face aux conditions de travail et aux réformes en cours. Entre deux slogans, quelques brins de muguet étaient brandis par les manifestants dans la foule, en respect d’une tradition ancestrale.

Dans le défilé, les discussions véhiculaient les mêmes préoccupations. « L’emploi, les salaires, la santé, l’éducation, le logement… tout est lié », résumait une manifestante. « On demande des moyens pour la santé, pour l’éducation, et aussi pour la transition écologique. » Un autre participant insistait sur la situation économique. « Nos salaires n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020, et en même temps, la pauvreté et les inégalités sont au plus haut depuis des années. »

La question du pouvoir d’achat est aussi revenue avec insistance. Plusieurs manifestants dénonçaient une situation jugée de plus en plus difficile au quotidien. « On nous prend à la gorge, notamment avec les prix de l’énergie », lance l’un d’eux. « Pendant ce temps, les aides publiques aux entreprises continuent d’augmenter sans condition. » Représentant de de FO, Fabrice Le Restif allait bien plus loin. « On parle de 211 milliards d’euros d’aides, soit 6 670 euros par seconde. Et derrière, on nous explique qu’il n’y a plus d’argent pour les services publics. »

Dans les rangs, la critique d’un modèle économique centré sur le profit était omniprésente. « C’est toujours la même logique : des dividendes records pour les actionnaires, et des efforts demandés aux salariés », déplore un manifestant. « Les salaires, les pensions et les aides sociales doivent être augmentés et indexés sur les prix. » Au passage, certains réclamaient des mesures plus contraignantes.  « Les entreprises qui discriminent doivent être sanctionnées, et les aides publiques doivent être conditionnées. »

Au-delà des revendications sociales, la situation internationale s’est invitée dans les échanges. Plusieurs pancartes appellaient à la paix et à la solidarité entre les peuples. « On ne peut pas ignorer ce qui se passe ailleurs », explique une participante. « Des travailleurs vivent sous les bombes, en Ukraine ou au Soudan.Les logiques guerrières et impérialistes nous conduisent vers l’abîme. Elles détruisent des vies et affaiblissent les droits sociaux et démocratiques. »

Au total, environ 4 000 personnes, selon les organisateurs, ont pris part à ce premier défilé. Un second cortège, à l’initiative de Solidaires 35 et de plusieurs collectifs, s’est élancé dans l’après-midi depuis l’esplanade Charles-de-Gaulle, prolongeant la mobilisation dans le centre-ville. « Nos manifestations sont aussi là pour défendre cette journée de lutte », rappelle un militant. « On veut dire clairement aux responsables politiques et au patronat : on ne touche pas à notre 1er mai. »

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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