À première vue, le passage des rames à la station Sainte-Anne, sur la ligne B, semble tout à fait normal. Pourtant, une intervention technique récente s’y est déroulée en toute discrétion. Une plaque métallique a été posée au niveau de la voie, après la détection d’une fissure dans le béton. «Il y a une semaine, une fissure est apparue sur la piste de roulement», indique la CGT chez Keolis, qui se veut rassurante. « Il n’y a pas lieu de s’inquiéter. »
la plaque a été installée avec des repères afin de vérifier une éventuelle évolution du défaut. » la CGT
Selon les informations rapportées par Le Télégramme, ce dispositif permet de sécuriser la zone dans l’attente de travaux programmés. D’ici là, la mesure devrait rester quasiment imperceptible pour les voyageurs jusqu’aux réparations prévues au mois de mai. D’après Keolis, ce type de dégradation relèverait d’une usure classique liée au passage répété des rames. Il ne s’agit pas d’un problème structurel, mais d’un phénomène courant sur ce type d’infrastructure.
Des situations similaires avaient déjà été observées l’an dernier sur d’autres stations de la ligne, notamment à Beaulieu-Université et Cesson-Viasilva. Là aussi, des plaques métalliques avaient été installées sans conséquence sur l’exploitation. À Beaulieu, l’une d’elles a depuis été retirée après réparation. « On connaissait ce type de problème sur la partie extérieure de la ligne B, mais il apparaît désormais sur des sections intérieures», confie une source proche de Keolis. « Une enquête est en cours pour en déterminer les causes. »
La surveillance du réseau reste pour l’heure étroite. Chaque matin, des rames circulent à vide afin de repérer d’éventuelles anomalies, rapidement signalées pour intervention. Si certains usagers gardent en mémoire l’interruption du trafic en 2024, la situation actuelle ne présente aucun risque de perturbation majeure. Fait à noter, les travaux à Sainte-Anne seront réalisés de nuit, afin de maintenir la circulation sans interruption.



