Lors d’une réunion publique organisée ce vendredi 27 février, Morgane Pernot-Goarvot a présenté la liste « Rennes contre la guerre ». La candidate, soutenue par le Parti des travailleurs, place la question de la guerre et des services publics au cœur de sa campagne municipale. « La liste que je conduis se distingue de toutes les autres parce que nous avons décidé de nous appeler Rennes contre la guerre », a déclaré la candidate.
Sans hésiter, la candidate a inscrit sa démarche dans un contexte international qu’elle juge préoccupant. « Nous rentrons dans une époque dangereuse, où les gouvernements à la suite de Trump préparent ouvertement la guerre, comme étant leur remède à un système capitaliste en crise », a-t-elle affirmé. Pour Morgane Pernot-Goarvot, les conséquences d’un tel contexte dépassent la politique internationale. « La guerre à l’extérieur c’est toujours la guerre à l’intérieur, contre nous, contre nos droits », a-t-elle expliqué devant les participants.
La jeunesse pourrait être la première victime de la guerre. Elle a le choix entre la précarité et servir de chair à canon »
Mais à l’heure des municipales, la candidate a cherché à établir un lien direct entre ces enjeux et les politiques locales. « Quel rapport avec les élections municipales me direz-vous ? » a-t-elle lancé à l’assemblée. « Le rapport est simple. Tout le monde doit payer pour la marche à la guerre, pour les marchands de canons », a-t-elle déclaré. Elle a notamment évoqué les finances locales. « Ainsi le gouvernement vole 16 millions d’euros à Rennes Métropole, donc à la population de Rennes Métropole », a-t-elle affirmé. « Avec 16 millions on pourrait par exemple construire une quinzaine de crèches municipales qui font tant défaut », a-t-elle expliqué. « Mais avez-vous entendu une liste protester contre ce vol de ? » a-t-elle interrogé.
Question tout aussi locale : l’hôpital public. «Nous sommes la seule liste à combattre contre la fermeture de l’hôpital Sud ». Selon elle, cette situation intervient alors que « l’hôpital public manque cruellement de lits et de moyens ». Au passage, elle évoqué l’évolution récente du forfait hospitalier. « Une information vient de sortir, en toute discrétion le gouvernement vient de décider d’augmenter le forfait hospitalier de 20 % de 20 à 24 euros », a-t-elle déclaré. La candidate y voit un signe d’une politique plus large. « C’est cohérent avec l’économie de guerre : fermer des lits, faire la place à l’hôpital privé qui appartient à des fonds de pensions et faire payer la population », a-t-elle affirmé. E« L’heure est à l’organisation, soutenez notre liste, soutenez-nous financièrement, aidez-nous à diffuser nos tracts », a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter : « Le combat ne fait que commencer. »


